Magog impose une architecture traditionnelle au centre-ville

Par Dany Jacques
Magog impose une architecture traditionnelle au centre-ville
Les styles Queen Ann et Georgien seront dorénavant priorisés au centre-ville de Magog.  (Photo : Le Reflet du Lac - Dany Jacques)

CENTRE-VILLE. 

C’est la fin du moratoire sur la construction au centre-ville de Magog. Les élus ont adopté, lundi (2 mai), leur vision de développement de la rue Principale en imposant notamment des critères d’intégration reliés à l’architecture et au patrimoine.

Les styles de type Queen-Ann et Georgien et des caractéristiques distinctives du centre-ville devront être priorisés pour toutes les prochaines constructions et rénovations, en excluant le projet Rossy. La Ville de Magog s’assurera que tous les projets soient intégrés en cohérence avec les bâtiments existants et l’histoire du patrimoine bâti de cette zone.

La mairesse Nathalie Pelletier estime que ces architectures imposées représentent un important élément de la vision de développement adopté unanimement par le nouveau conseil. «On acceptait jusqu’à maintenant tous les styles d’architecture, ce qui ne sera plus le cas à l’avenir», prévient-elle.

Ces nouvelles règles font en sorte que le bâtiment Dolloff, qui abrite notamment le fleuriste Foliole au 439 à 451, rue Principale Ouest, respecte déjà les nouveaux critères. Par contre, les élus refuseront les prochains plans qui imiteront le look du bâtiment Custeau (107, rue Principale Ouest).

La location à court terme demeurera autorisée

L’hébergement commercial (location à court terme) est le seconde thématique explorée par le conseil. Les élus ont décidé de maintenir cette autorisation au centre-ville, mais en imposant des limites. Le nombre maximal d’unités de location à court terme sera défini plus tard. La réglementation sera notamment améliorée et encadrée afin que les nuisances potentielles, comme le bruit, soient évitées.

«On ouvre la porte, mais elle n’est pas grande ouverte», image la mairesse Pelletier.

Presque le statu quo sur la hauteur

La hauteur des bâtiments sera conservée à 12 mètres et trois étages, comme le permet la réglementation actuelle. Cependant, les élus accepteront d’analyser des projets qui proposeront des 13,5 mètres et quatre étages avec un retrait en façade de 2,5 mètres pour le dernier étage.

Mme Pelletier assure que ces demandes seront analysées «au mérite et cas par cas» via un projet particulier de construction (PPCMOI). «Ce sera un peu comme avant, mais on y ajoute des critères comme l’ensoleillement et l’intégration aux bâtiments voisins, ajoute-t-elle. Ces demandes seront encadrées et analysées en profondeur par le CCU et le conseil.»

Ces règlements signifient aussi que le projet Ralph, conçu par la compagnie Îlot innovations & cies à deux pas du magasin de sports Giant, devra être modifié avant d’être déposé de nouveau au conseil. 

Ces décisions ont été prises à la suite de la consultation publique virtuelle du 16 février, où 116 participants avaient exprimé leurs commentaires. Les élus se sont également inspirés du sondage répondu par 587 personnes, qui s’est déroulé du 25 février au 11 mars, pour déterminer les nouvelles règles.

Information supplémentaire au ville.magog.qc.ca/consultation-centre-ville

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Le projet Rossy réactivé avec quelques modifications - Le Reflet du Lac
1 mois

[…] Seule la conseillère Josée Beaudoin a voté contre cette résolution, ce qui fait contraste avec le précédent conseil qui a longtemps été partagé sur cette question. «J’aurais préféré que cette construction s’inspire davantage des nouveaux critères qu’on vient d’adopter pour le centre-ville, notamment en matière d’architecture et de hauteur», désapprouve-t-elle. (Voir autre texte). […]

RENALD BUJOLD
RENALD BUJOLD
1 mois

C’est un pas en avant. Il
était temps! Je pense comme la conseillère Beaudoin qu’on aurait dû appliquer ces nouveaux critères au projet Rossy. Quant à la location à court terme , je crois que c’est une mauvaise décision. Si on le permet pour cet édifice pourquoi pas pour les autres en face? Certains vont le revendiquer. De plus, d’après ce qu’on entend,ces logements ne seront pas abordables pour le commun des mortels