L’éthique de Jean-François Rompré soulève des questions

Par Dany Jacques
L’éthique de Jean-François Rompré soulève des questions
Les affiches électorales étaient installées sur un terrain privé situé à l'angle des rues Merry et Principale. (Photo : (Photo Le Reflet du Lac/Archives))

AFFAIRES-MUNICIPALES. Une apparence de conflit d’intérêts revient hanter le conseiller municipal de Magog, Jean-François Rompré, cinq mois après les élections municipales.

Les citoyens Alain Albert et Michel Gauthier digèrent encore mal les affiches électorales de la candidate à la mairie, Nathalie Bélanger, et celles de M. Rompré sur des propriétés appartenant à des promoteurs immobiliers désirant investir au centre-ville de Magog.

Ils rappellent que ces deux candidats arboraient leurs couleurs, plus précisément sur deux terrains étant la propriété de William Belval.

Ils ont ramené ce sujet à la période de questions aux séances publiques des 21 mars et 4 avril. Ils souhaitaient que le conseil ou des dirigeants analysent les agissements qui pourraient enfreindre le Code d’éthique et de déontologie municipale, surtout lorsque l’élu Rompré continue de voter sur des résolutions touchant des propriétés de M. Belval. Ils citent l’exemple du permis de démolition de l’ancien magasin Rossy et celui de construction de l’immeuble à être érigé au même endroit.

L’adoption finale du permis de construction a été récemment reportée pour une question technique. « Je souhaite le retrait de M. Rompré lors du prochain vote concernant le permis de construction de ces condos projetés par M. Belval, réclame M. Albert. Il est en conflit ou en apparence de conflit d’intérêts, car il a transigé avec M. Belval par le passé en installant ses affiches sur le terrain situé à l’angle des rues Principale et Merry. »

Sinon, M. Albert espère que les élus ou les affaires juridiques de la Ville analysent davantage le dossier. Il juge l’affaire importante, car M. Rompré, selon lui, est aussi dans une mauvaise posture dans ce dossier à titre de conseiller du district touchant le centre-ville, de président de la Commission sur le développement économique et de membre du Comité consultatif en urbanisme (CCU).

En d’autres termes, selon M. Albert, un élu ne peut tirer profit d’une situation avec un homme d’affaires et rester dans une position où il pourrait faciliter les investissements du même promoteur au centre-ville.

M. Albert brandit la Loi sur l’éthique et la déontologie en matière municipale, qui a notamment pour « objectifs de prévenir toute situation où l’intérêt personnel du membre du conseil qui peut influencer son indépendance de jugement dans l’exercice de ses fonctions. » Il souhaite que le conseil rappelle ces consignes avant chaque séance, conseil, assemblée ou réunion.

MM. Gauthier et Albert citent aussi un passage du Code d’éthique et de déontologie qui « interdit à tout membre du conseil d’accepter tout don, toute marque d’hospitalité ou tout autre avantage, qu’elle que soit sa valeur, qui peut influencer son indépendance de jugement dans l’exercice de ses fonctions ou qui risque de compromettre son intégrité. »

« Un code d’éthique ne représente qu’un vœu pieux s’il n’est pas pris au sérieux », prévient M. Albert.

Réplique de M. Rompré ici.

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