Jeux gonflables sur l’eau à Magog: un appel d’offres voué à l’échec, selon le promoteur Éric Ethier

Par Pierre-Olivier Girard
Jeux gonflables sur l’eau à Magog: un appel d’offres voué à l’échec, selon le promoteur Éric Ethier
Un seul concept de structures gonflables sur l'eau, soit celui du promoteur Éric Ethier, a été soumis lors de l'appel de projets fait par la Ville de Magog. (Photo : Le Reflet du Lac – Pierre-Olivier Girard)

MAGOG. Ayant vu son projet de jeux gonflables aquatiques être refusé par la Ville de Magog, Éric Ethier cherche encore à comprendre «ce qui cloche» autant derrière les portes closes de l’hôtel de ville. Pour lui, il était clair au départ que l’appel de projets de la Municipalité était voué à l’échec.

Ce n’est donc pas un hasard, à son avis, si son entreprise a été la seule à soumettre un projet pour dynamiser la plage des Cantons. Il reconnaît d’ailleurs que sa proposition outrepassait certaines conditions établies dans l’appel d’offres.

Il s’agissait de la seule avenue possible, selon lui, pour ne pas conduire une telle attraction à la faillite. «Pour avoir parlé à d’autres promoteurs dans le domaine, c’était écrit dans le ciel que l’appel d’offres était impossible à respecter, surtout en vue d’une ouverture cet été», lance Éric Ethier.

«Ces jeux coûtent une petite fortune et leur durée de vie est très courte, ajoute-t-il. Sans compter les frais exorbitants pour les assurances et tout le reste. Les critères de la Ville empêchaient toute rentabilité.»

L’homme d’affaires rappelle que son projet prévoyait un tarif à moitié prix pour les citoyens. Et son offre alimentaire, qui aurait été «très simpliste», avait seulement pour objectif d’assurer une restauration de base sur l’heure du dîner. «Ce n’était pas un projet vital dans ma vie, ni une mine d’or. Mais je voulais le faire pour le village, pour les gens d’ici. Malheureusement, la Ville n’en veut pas. Sinon, elle se serait organisée pour que ça fonctionne», soutient le Magogois.

 

À qui la faute?

Éric Ethier n’en est pas à ses premiers accrochages avec la Ville de Magog. Récemment, il s’est vu retirer l’organisation des fêtes du Québec et du Canada, dont il était responsable depuis plusieurs années. Le rejet de son projet de jeux d’eau est donc une autre tuile qui s’abat sur lui et qui le rend de plus en plus suspicieux.

Il va même jusqu’à questionner le travail de la Commission des sports et de la vie communautaire, où se fait l’analyse pour ce type de projet. «Le président de la Commission [NDLR: Samuel Côté] est le propriétaire d’une entreprise concurrente de service de jeux gonflables et d’organisation d’événements. Est-ce que ça explique quelque chose? Je n’en ai aucune idée et je n’ai aucune preuve pour accuser qui que ce soit. Je pense seulement que la question mérite d’être posée et réfléchie. Avec le peu de réponses que la Ville me donne, j’ai toutes les raisons de le prendre personnel. Comment faire autrement?», s’interroge le principal intéressé.

Le promoteur précise qu’il demeure en «très bons termes» avec la Ville, lui qui organise notamment le Gala des bénévoles et le party de Noël des employés municipaux.

Cliquez ici pour lire la réplique du conseiller Samuel Côté.

 

Un projet d’ensemble

Éric Ethier et son équipe voyaient grand pour dynamiser les parcs littoraux de la ville, dont la pointe Merry et le secteur Cabana. À la fin de 2018, ils ont soumis un projet d’ensemble qui a aussi essuyé un refus.

En plus des jeux d’eau, la proposition incluait de l’hébergement flottant sur le lac.  L’entreprise aurait également suggéré de louer à la Municipalité le Club de tennis Memphrémagog, pour rentabiliser ses activités à longueur d’année.

Toutefois, il n’a pas été possible d’en savoir davantage sur ces projets puisque des discussions seraient en cours avec d’autres partenaires.

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