Abandon du projet de complexe deux glaces à Magog: «une grosse perte de temps et un recul pour notre jeunesse»

Par Pierre-Olivier Girard
Abandon du projet de complexe deux glaces à Magog: «une grosse perte de temps et un recul pour notre jeunesse»
Renaud Légaré (Photo : Le Reflet du Lac - Archives/Pierre-Olivier Girard)

HOCKEY. Sans surprise, l’abandon du projet de complexe deux glaces à La Ruche (voir autre texte) est accueilli avec beaucoup de déception par le président des Cantonniers midget AAA, Renaud Légaré. Ce dernier estime que Magog et sa jeunesse sortiront grands perdants de ce dénouement.

Le principal intéressé digère bien mal ce retour à la case départ, alors qu’à son avis, plusieurs indicateurs laissaient croire que le projet allait se concrétiser. Pour lui, ce surplace est injustifiable. «Je le vois comme une grosse perte de temps, tout simplement, peste Renaud Légaré. On s’est fait dire bien des choses pour justifier reports, par-dessus reports, pour finalement en arriver en 2021 avec un gros rien. C’est facile de mettre tout ça sur le dos de la COVID-19, mais je crois que le gouvernement préfère donner des petits cadeaux à plus de monde, au lieu d’appuyer un beau gros projet comme le nôtre.»

Le président est loin d’être enchanté par le «plan B» qui consiste à rénover et mettre aux normes l’aréna existant. Pour lui, l’emplacement actuel situé en périphérie de l’école secondaire de La Ruche pénalisera les principaux utilisateurs, soit les étudiants.

«Ça me coûte 160 $ par jour en transport pour envoyer les Cantonniers pratiquer à l’aréna. Certains chialaient que des arbres allaient être coupés avec le projet du complexe, mais imaginez tout le pétrole brûlé par ce voyagement inutile. Et le pire, c’est que pendant que nos jeunes sont assis à rien faire dans un autobus, ils ne sont pas sur la glace, ni sur les bancs d’écoles. Encore une fois, à Magog, on vient de reculer pour notre jeunesse», déplore M. Légaré.

Ce dernier craint également que le financement d’une mise aux normes soit supporté essentiellement par les contribuables magogois, contrairement au projet à La Ruche qui devait être administré par un organisme sans but lucratif. «J’espère que la Ville de Magog a fait ses devoirs et qu’elle a mis de l’argent de côté, ces dernières années, en prévision d’un refus possible de financement. Car les besoins pour notre aréna, on les connaît depuis longtemps. Déjà qu’on fait un pas en arrière en rejetant le complexe, il ne faudrait pas tomber plus bas en rénovant le strict minimum, sans deuxième glace, en disant que ça coûte trop cher!», lance-t-il.

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Gilles Pouliot
Gilles Pouliot
10 jours

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Temps difficile pour les arénas

 Tommy Brochu, initiative de journalisme local – La Tribune

Les temps sont difficiles pour les arénas privés, qui sont souvent des organismes sans but lucratif (OSBL). Les frais fixes des installations demeurent élevés et les revenus sont inexistants en cette période pandémique, où les sports d’équipes sont interdits.
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© Photo La Tribune, archives Certains établissements sont en situation précaire à cause de la pandémie.
Selon le président de l’Association québécoise des arénas et des installations récréatives et sportives (AQAIRS), Marc-Émile Dionne, certains établissements peuvent être en danger. 
« Ils pourraient fermer au même titre qu’un restaurant ou un commerce, car ils n’ont plus de revenu », estime-t-il, ajoutant que de mémoire, aucun aréna n’a déclaré faillite dans les dernières années. 

« Il n’y a pas de programme de subvention, déplore le président de l’AQAIRS. Pour les arénas municipaux, ça peut entrer dans l’argent octroyé par le gouvernement pour les frais de COVID. Dans le cas du privé, il n’y a pas de programme, sauf les mesures salariales et le prêt sans intérêt. »
M. Dionne conseille donc aux coordonnateurs des arénas privés de demander de l’aide aux municipalités qu’elles desservent. « Peut-être pas pour un remboursement complet, mais pour voir comment on peut au moins amenuiser certains frais », demande-t-il. 
Selon Marc-Émile Dionne, ces installations ont une importance dans la population qu’elles desservent. « Souvent, les arénas sont vus comme des lieux communautaires. Il y a souvent des salles, il y a diverses activités. C’est le cœur de la municipalité pour le loisir. Quand ça ferme, ça a un impact sur la communauté », exprime-t-il, rappelant qu’il y a quelques mois à peine, plusieurs arénas peinaient à pallier à la demande. 
Selon M. Dionne, seulement 10 % des arénas du Québec sont des OBNL ou des entreprises privés. Les autres appartiennent aux municipalités.

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Magog vise la construction d'un nouvel aréna…. au parc de l'Est - Le Reflet du Lac
10 jours

[…] D’ailleurs, ce dénouement a été bien mal reçu par le président des Cantonniers de Magog, Renaud Légaré, qui y voit un important recul pour la jeunesse magogoise (voir autre texte). […]

J. Lalancette
J. Lalancette
9 jours

C’est évidemment décevant de voir un de ses projets qui tombe à l’eau. Mais dans cette période sombre il faut se remonter le moral et se réjouir des bénéfices qui s’en découlent. La question se pose à savoir à quel point serait rendu l’évolution du projet d’usine d’épuration d’Omerville si on y avait mis autant de temps et d’effort que dans les projets rue Principale, maison Mery et la patinoire. Nos élus et les fonctionnaires peuvent maintenant se lancer exclusivement dans ce dernier projet, qui étais prioritaire depuis le jour un. Aux prochaines élections mon vote ira au candidat qui s’engage à éviter les projets bidons tant et aussi longtemps que l’usine d’épuration n’est pas fonctionnelle.