Le GBC 500 en voie de devenir un rendez-vous international

Par Patrick Trudeau
Le GBC 500 en voie de devenir un rendez-vous international
Le GBC 500 permet de découvrir des secteurs parfois méconnus de l'Estrie, à travers une multitude de routes de campagne et de chemins de gravier. (Photo : gracieuseté –Endurance Aventure)

VÉLO. Les organisateurs du 2e GBC 500 (Gravel Bikepacking Challenge 500 km) ont dû se limiter à 140 participants pour leur événement qui débutera ce samedi 14 août. Mais, dès l’an prochain, ce rendez-vous cycliste pourrait prendre une tournure internationale.

«On a doublé notre nombre de participants par rapport à l’an dernier, mais on a quand même dû mettre une limite en raison du contexte sanitaire. Dès l’an prochain, si la situation revient à la normale, il y aura des cyclistes d’autres pays et l’événement sera encadré par une production télé, comme c’est le cas pour nos autres compétitions», a expliqué le directeur des opérations chez Endurance Aventure, Jean-Thomas Boily.

«On veut que ça grossisse et que ça attire plusieurs centaines d’adeptes», ajoute-t-il.

Se déroulant sur un circuit prédéterminé de 500 km, le GBC 500 présenté par Argon 18 permet de découvrir des secteurs parfois méconnus de l’Estrie, à travers une multitude de routes de campagne et de chemins de gravier.

Il donne aussi l’occasion de visiter certains attraits touristiques et lieux d’hébergement à travers les quatre MRC du parcours (Memphrémagog, Val Saint-François, Sherbrooke et Coaticook). «Le parcours ne sera pas le même que l’an dernier et il est appelé à changer d’une année à l’autre. Si on veut que les cyclistes reviennent, on doit leur proposer quelque chose de différent», fait valoir M. Boily.

Une Olympienne et un ancien champion canadien

Le circuit doit se faire en un maximum de six jours (14 au 19 août) en autonomie complète, mais il peut également se conclure très rapidement, en moins de 24 heures, comme l’ont fait quelques participants de la première cohorte, l’été dernier. Il faut cependant ajouter 6000 mètres de dénivelé positif dans l’équation.

Quelques cyclistes bien connus seront sur la ligne de départ, dont l’Olympienne et députée sortante de Brome-Missisquoi, Lyne Bessette, qui avait pris part à la première édition en 2020. «J’ai participé à une multitude d’événements sportifs au cours des dernières années, et les gens d’Endurance Aventure sont mes préférés comme organisateurs», a lancé celle qui participé aux Jeux olympiques de Sydney (2000) et d’Athènes (2004).

Le vétéran Serge Dugas estime que l’Estrie n’a rien à envier aux autres régions en terme de paysages. (Photo Le Reflet du Lac – Patrick Trudeau)

L’entraîneur de l’équipe nationale de ski alpin, le Magogois Serge Dugas, sera également de la partie. «Serge est un athlète accompli dans plusieurs sports et il se débrouille encore très bien sur un vélo. Plusieurs l’ignorent, mais en 1990, il a été champion canadien de vélo de montagne», a rappelé Jean-Thomas Boily.

Le principal intéressé avoue avoir découvert des secteurs complètement méconnus, en effectuant une reconnaissance du parcours. «Je fais du vélo dans la région depuis des dizaines d’années, mais il y a des coins et des routes dont j’ignorais totalement l’existence. Et pourtant, c’est dans ma cour», s’étonne celui qui fêtera cette année ses 70 ans.

«En raison de mon travail avec l’équipe de ski, j’ai eu la chance de visiter plusieurs pays, été comme hiver. Et je vous confirme qu’en termes de paysages, la région de l’Estrie n’a rien à envier aux autres endroits à travers le monde», poursuit le doyen du GBC 500.

Notons que le départ et l’arrivée sont situés au Vélo Café Endurance Aventure, quartier général des organisateurs.

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