Isabelle Bernier réussit le tour du lac Memphrémagog en solo

Par Patrick Trudeau
Isabelle Bernier réussit le tour du lac Memphrémagog en solo
Des proches et amis ont couru à tour de rôle quelques kilomètres aux côtés d'Isabelle Bernier (à droite), lors de son tour du lac Memphrémagog à la course.

COURSE. Douze ans après Christian Vachon, Isabelle Bernier s’est offert le tour du lac Memphrémagog en solo à la course à pied samedi dernier, devenant possiblement la première femme à réaliser cet exploit hors du commun. Accompagnée de quelques amis à vélo ou à pied, dont Véronic Larocque et Luc Désautels qui l’ont supervisée tout au long du parcours, Isabelle Bernier a mis quelque 15 h 30 à compléter les 122 km autour du plan d’eau, courant successivement en territoires canadien et américain. «C’était exactement le même parcours que le Relais du lac Memphrémagog. Je suis partie de l’école La Ruche à 5 h 15 le matin, et j’étais de retour à 20 h 45 au même endroit. J’ai couru environ 13 h 45, mais il faut ajouter le temps d’attente lors des deux passages aux douanes et un arrêt pour le ravitaillement», explique-t-elle. «Lorsque je suis arrivée à l’horloge devant le lac Memphrémagog, une douzaine d’amis m’attendaient afin de faire la dernière portion avec moi. C’était très émotif à la toute fin», ajoute-t-elle. Âgée de 40 ans, la Magogoise est une habituée des épreuves de longue distance en course à pied. En juillet dernier, elle a terminé au deuxième rang du 42 km chez les femmes, lors du Marathon de Magog estival.

Isabelle Bernier est une habituée des épreuves de course longue distance.
Elle a également pris part au Relais du lac Memphrémagog à quelques reprises. «L’an dernier, je voulais tester le parcours, alors j’avais fait mes sections et j’avais aussi suivi mes coéquipiers sur 74 kilomètres supplémentaires. C’est un trajet difficile, mais, étonnamment, je m’en remets très bien», a-t-elle raconté au lendemain de son aventure. «Le seul problème physique que j’ai vécu, c’est que mon corps est tombé en hypoglycémie dans le secteur de Newport. Heureusement, mes amis ont vu que mon rythme avait diminué et ils m’ont aidé à corriger la situation. Chose certaine, je vais refaire ce trajet un jour», a-t-elle promis. Aidée par la Fondation Enseignante à l’école secondaire Montessori, auteure de livres pour enfants et mère de deux filles de 11 et 12 ans, Isabelle Bernier avait plusieurs bonnes raisons de défier symboliquement le tour du lac Memphrémagog. À commencer par son amour envers la Fondation Christian Vachon. «Lorsque je suis arrivée en région (il y a quatre ans), j’ai reçu l’aide de la Fondation pour me donner un coup de main avec mes filles. Ça peut arriver à n’importe qui d’avoir besoin d’un soutien supplémentaire, à un moment ou l’autre de sa vie. Aujourd’hui, je veux faire ma part, car je connais l’impact que ça peut représenter pour plusieurs familles», avoue-t-elle avec reconnaissance. «La course autour du lac était aussi une forme de pèlerinage pour moi. Je l’ai dédiée à mes deux filles, mais également à Jean-François et Émilie (son frère et sa sœur), qui sont décédés par suicide il y a quelques années. C’est un sujet dont on ne parle pas suffisamment et je veux faire en sorte que plus de gens y soient sensibilisés», évoque-t-elle.

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Anne
Anne
3 années

Bravo! Quelle grande démonstration de résilience, de courage et de force! Vous êtes un exemple pour nous tous qui se contentons de nos petites balades quotidiennes alors que bouger comme vous le faites est un signe de grande sante physique mais aussi morale. Encore une fois bravo! Anne