École Maryse Perreault: une aventure qui a débuté avec les Cantonniers

Par Patrick Trudeau
École Maryse Perreault: une aventure qui a débuté avec les Cantonniers
Maryse Perreault (2e à droite) a pu compter sur la présence de Christian Dubé (à gauche) et Stéphane Robidas (à droite) parmi ses élèves de la première heure. Sa soeur Annie Perreault

Lorsque Maryse Perreault a décidé d’offrir quelques notions de patinage aux joueurs des Cantonniers de Magog au début des années 1990, elle était loin de se douter qu’elle deviendrait plus tard une sommité en la matière, et qu’elle enseignerait même à des hockeyeurs professionnels.

L’ancienne championne de patinage de vitesse courte piste fête cette année le 20e anniversaire de son école de power skating.

Mais rien de cela ne serait possible aujourd’hui, n’eût été d’un appel de l’ex-entraîneur des Cantonniers, Daniel Bissonnette, qui souhaitait améliorer la vitesse de ses joueurs. «Je venais de prendre ma retraite (1990) et Daniel a été le premier à me demander pour donner des cours. Par la suite, j’ai vu que ça pouvait être vraiment intéressant pour les hockeyeurs, et c’est là qu’est venue l’idée de partir une école», a expliqué l’ex-médaillée de bronze des Jeux de Calgary en 1988.

Pour parrainer ce 20e anniversaire, Maryse Perreault pourra compter sur l’un de ses plus illustres élèves, le défenseur des Stars de Dallas, Stéphane Robidas. L’ex-joueur des Cantonniers a été l’un des premiers «réguliers» de l’école de power skating, alors qu’il évoluait avec les Cataractes de Shawinigan. «Stéphane a toujours dit que je l’avais beaucoup aidé dans son cheminement de carrière. Un gars comme Christian Dubé (ancien premier choix des Rangers) a également profité de mes cours, à l’époque de son stage junior. Il n’a peut-être pas joué longtemps dans la LNH, mais il a tout de même eu une belle carrière professionnelle en Europe», fait-elle valoir.

L’ex-défenseur Denis Gauthier Jr. et l’attaquant des Rangers de New York, Marian Gaborik, font aussi partie de sa liste. «J’ai travaillé avec Gaborik alors qu’il était bantam. À cette époque, des agents de joueurs venaient à Montréal avec de jeunes prospects pour que je leur offre des ateliers de power skating».

Bien que la plupart des intervenants du hockey s’entendent sur la nécessité de bien patiner, Maryse Perreault estime qu’on y consacre encore trop peu d’efforts, au détriment de d’autres facettes. «Malheureusement, les bons joueurs pensent que ce n’est plus pour eux. C’est bien beau développer sa force, mais rien ne viendra remplacer la technique. Les Européens l’ont compris depuis plusieurs années, et ils sont encore en avance sur nous dans ce domaine», laisse-t-elle entendre.

La prochaine session de l’école de power skating débute le 30 avril, au Centre récréatif de Rock Forest. Pour info: www3sympatico.ca/ecolemaryseperreault ou 819 823-7182.

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