«Un SOS de nos pompiers» – Vicki May Hamm

Par superadmin
«Un SOS de nos pompiers» – Vicki May Hamm
Les portes de l'hôtel de ville seront rouvertes au public à compter du 28 février. (Photo : Le Reflet du Lac - Archives/Pierre-Olivier Girard)

RESSOURCES HUMAINES. La démarche du Syndicat des pompiers de Magog préoccupe profondément la mairesse de Magog, Vicki May Hamm, qui se dit déterminée à aller au fond des choses et prendre les mesures qui s’imposent.

Une rencontre avec le Syndicat aura lieu prochainement puisque pour l’instant, la mairesse ne connaît pas les circonstances exactes qui ont mené à un vote de non-confiance à l’égard du directeur du service incendie, Luc Paré.

Comme d’autres gens à l’hôtel de ville, elle dit avoir eu vent de signes avant-coureurs laissant présager une crise à l’interne, mais non de cette ampleur. «Personnellement, j’aurais préféré que ça ne se règle pas sur la place publique puisque la réputation d’une personne est en jeu. Mais pour moi, c’est un SOS de nos pompiers. Je suis persuadée que si les employés en sont arrivés là, c’est que d’autres moyens n’ont pas fonctionné», croit la mairesse.

Ce n’est pas un hasard si les langues commencent à se délier selon Vicki May Hamm. Elle rappelle que depuis le début décembre, la politique de tolérance zéro permet aux employés de porter plainte ou de signaler un problème à une firme indépendante plutôt qu’aux courroies de transmission habituelles, soit le directeur général ou le directeur des ressources humaines. «Si les gens n’avaient pas confiance au système, ils ont maintenant une option confidentielle, objective, neutre et crédible. C’est pour cette raison que ça sort maintenant. Je pense qu’avant, les gens n’osaient pas parler ou n’étaient pas à l’aise avec la chaîne en place», observe-t-elle.

Vivant dit-elle avec une grosse boule d’anxiété depuis que certaines allégations sont venues à son oreille avant les Fêtes, Vicki May Hamm se sent responsable de faire la lumière et de montrer aux employés qu’ils sont écoutés. «Maintenant que je sais, je n’ai pas le choix de faire quelque chose. Comme employeur, on a l’obligation d’offrir un environnement de travail sain et sécuritaire et plus jamais je ne vais aller à l’encontre de mes valeurs. Je suis une féministe dans l’âme et je suis contre la violence et le harcèlement. Ça grafigne mes valeurs profondes. Je dois prendre le taureau par les cornes et je suis convaincue que la majorité du conseil est du même avis.»

Pas une vengeance, ni une magouille

Il y a aussi la poursuite pour diffamation du conseiller Jean-Guy Gingras contre le directeur général Armand Comeau qui retient l’attention à l’hôtel de ville ces jours-ci. Puisque le dossier est devant la justice et qu’elle pourrait être appelée à témoigner, Vicki May Hamm demeure prudente dans ses propos.

Par contre, elle tient à mettre les choses au clair à l’égard de ceux qui croient qu’elle aurait un rôle à jouer derrière cette démarche, connaissant sa relation houleuse avec M. Comeau. «Ceux qui le pensent sont dans le champ. Moi et Armand ne serons jamais de grands amis, mais on est capable de travailler ensemble. C’est ridicule de penser que j’aurais influencé Jean-Guy Gingras qui était d’ailleurs contre moi aux dernières élections», rappelle-t-elle.

La première magistrate ajoute d’ailleurs que la saga avec le directeur général lors de son premier mandat a eu pour effet, parfois, de semer le doute dans sa prise de décision. «Cette histoire a eu l’effet pervers que je refusais de voir les problèmes, car j’avais peur qu’au conseil, on me ramène cette guerre sur le tapis. Mais aujourd’hui, ce n’est pas une vengeance personnelle, ni une magouille de Vicki May Hamm, mais bien l’histoire d’une mairesse qui ne peut pas se mettre la tête dans le sable. Elle a une responsabilité envers ses 200 employés qui attendent de voir ce qu’on va faire. Ils se demandent si le conseil va avoir le courage, alors il faut agir», conclut-elle.

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