Pas juste des vendeurs de boucane

Par superadmin
Pas juste des vendeurs de boucane
La boutique PurVapeur au centre-ville

MAGOG. Un nouveau type de bar a récemment ouvert ses portes au centre-ville. On ne parle pas d’une discothèque, ni d’un bar à crème glacée ou à lunettes, mais bien à saveurs pour la cigarette électronique. Un produit fort populaire, mais encore méconnu pour bien des gens.

Le concept de PurVapeur a été imaginé et conçu par les propriétaires Pascal Bourgault et Caroline Tétreault, qui désiraient offrir une boutique spécialisée pour les amateurs de cigarette électronique.

Sur place, on y retrouve des présentoirs offrant différents modèles de cigarette. La plus accessible coûte une cinquantaine de dollars, tout compris, tandis que la Cadillac des appareils se vend trois fois le prix. Il y a aussi la section bar décorée d’un immense tableau de saveurs, comme dans une crèmerie. Au total, 65 arômes sont offertes telles que «Slushie», «Brise Hawaïenne», «Popsicle à l’orange» «Captain Jack» et même «Morceaux de E.T.».

«Ce qui est plaisant, c’est que les gens peuvent goûter avant d’acheter. On sait qu’une bouteille peut durer trois semaines environ, dépendant de l’utilisation. Donc, si t’aimes pas le goût, c’est mauvais longtemps!», lance en riant le propriétaire.

Un fin connaisseur

Lorsqu’il présente ses produits aux clients, Pascal Bourgault sait de quoi il parle. Il «vapote» depuis sept mois après avoir fumé la cigarette classique pendant 24 ans. Pour lui, ce produit lui a permis de vaincre sa dépendance, un jour à la fois. «Avant d’utiliser la cigarette électronique, j’avais essayé d’arrêter. Mais c’était un combat quotidien de n’avoir plus rien dans la main et de ne plus faire de fumée», raconte-t-il.

En sept mois, sa dose de nicotine pour sa cigarette 2.0 est passée de 24 mg par ml à 3mg/ml. Sa prochaine étape est d’éliminer complètement cette substance addictive. «Je n’arrêterai pas de fumer pour autant, car je teste tous mes produits avant de les vendre. Ça fait partie de mon travail», dit-il, en précisant que ces substances sont créées dans des laboratoires professionnels et certifiés dans la région de Montréal.

Une clientèle éclatée

Les deux propriétaires admettent qui leur a fallu beaucoup d’audace pour aller de l’avant avec leur projet. Plusieurs ont même douté qu’ils allaient réussir. Pourtant, les ventes ont décollé en flèche depuis l’ouverture en avril dernier. «J’ai vendu en deux mois ce que je pensais vendre en un an. Il y a vraiment une grande demande et la clientèle est très variée», soutient le propriétaire.

Comme l’explique Caroline Tétreault, il y a les habitués du tabac qui désirent arrêter de fumer, les curieux qui viennent essayer le produit pour le plaisir, et finalement, les «fanatiques patenteux» qui aiment autant fumer que démonter leur cigarette et la rassembler à leur goût.

«Étonnamment, on a aussi beaucoup de personnes âgées qui viennent en magasin. Elles veulent arrêter de fumer, faire plus attention à leur santé. On prend le temps de bien leur expliquer pour qu’ils comprennent bien ce que c’est. Nous sommes là pour vendre nos produits, mais aussi pour informer, sensibiliser et briser les préjugés», conclut-elle. D’ici la fin de l’année, PurVapeur entend bonifier son assortiment de saveurs pour atteindre 90 variétés. De plus, une boutique en ligne sera bientôt en service.

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