Le congédiement de Claude Rousseau était injustifié

Par Dany Jacques
Le congédiement de Claude Rousseau était injustifié
La Commission des relations du travail juge injustifié le congédiement de l'ancien directeur général de l'Association du hockey mineur de Magog

La Commission des relations du travail juge injustifié le congédiement de l’ancien directeur général de l’Association du hockey mineur de Magog, Claude Rousseau.

Cette décision a été rendue par le juge Pierre Flageole, le 19 novembre dernier. Elle suit la plainte de M. Rousseau, qui a été congédié par son employeur, l’Association du hockey mineur de Magog, le 19 avril 2011. M. Flageole n’a pas cru les dirigeants de cet organisme, qui parlaient plutôt d’un licenciement à la suite d’une réorganisation.

Le juge n’a pas acheté, non plus, l’argument du hockey mineur qui brandissait des motifs financiers pour congédier M. Rousseau. «La Commission est d’avis que les bilans et les états de résultats déposés par l’Association ne permettent pas de conclure à la nécessité de licencier le plaignant pour des motifs économiques. Les finances de l’Association restent très saines et ne justifiaient pas, dans un premier temps, la tentative maladroite de négocier à la hâte une réduction du salaire du plaignant et encore moins, de procéder à son licenciement», lit-on.

Le juge Flageole cible également une autre réalité. «La décision survient à un moment où le plaignant insiste pour que les règlements du hockey mineur interdisant le maraudage soient respectés, ce qui n’a pas l’air de plaire à la présidente Julie Rainville», observe-t-on.

Le jugement rappelle que l’atmosphère a complètement changé lorsque le plaignant s’est opposé au recrutement de joueurs au sein des autres associations pour l’équipe de Magog. Le document énumère même une série d’actions (courriels, réduction de salaire, non-renouvellement de contrat, etc.) qui ont suivi ce changement d’attitude.

«Cela démontre bien que le bureau de direction, au-delà de ses prétendus motifs économiques, visait la personne du plaignant», conclut le juge Pierre Flageole.

En désaccord avec cette prise de position, le Hockey mineur a demandé une révision judiciaire devant la Cour supérieure, plaidant une mauvaise interprétation causant des erreurs de fait et de droit.

Aucune date n’a été retenue jusqu’à maintenant pour de nouvelles audiences.

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