Ajout de 236 hectares protégés au mont Éléphant

Par superadmin
Ajout de 236 hectares protégés au mont Éléphant
Le mont Éléphant constitue un riche écosystème peu perturbé. C’est même l’endroit qui possède la première mention de salamandre pourpre au Québec; le premier endroit où l’espèce menacée a été observée.

ENVIRONNEMENT. Le mont Éléphant forme maintenant une vaste aire naturelle protégée de 250 hectares. L’ajout de 236 hectares a été officialisé en juin.

L’endroit situé dans le Canton de Potton est l’une des rares étendues sauvages où Conservation de la nature Canada (CN) a identifié une tanière de lynx roux. Pas étonnant que l’organisme se réjouit d’y avoir acheté des lots pour fins de préservation. Leur protection à perpétuité représente des investissements de 1,6 M $. En tout, la réserve se compose de sept terrains.

En 2011, un lopin de terre de 10 hectares avait été acquis, tandis que d’autres ont suivi peu à peu. «La dernière acquisition date du début de 2014», précise Julien Poisson, chargé de projet chez Conservation de la nature.

Le mont Éléphant regroupe les sommets Sugar Loaf et Hog’s Back, deux collines séparées par une vallée se rendant jusqu’au ruisseau du Château. «Conservation de la nature a fait l’acquisition d’une majeure partie de ces deux montagnes de propriétés privées, indique-t-il. Il reste encore des parcelles qui pourraient être protégées. Si les voisins voulaient vendre, c’est sûr que CN serait intéressé.»

Toutefois, il aura fallu attendre près d’une année pour officialiser l’acquisition du statut d’aire naturelle en milieu privé des 236 hectares supplémentaires (583 acres), en raison de délais administratifs du ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.

La nouvelle aire protégée s’ajoute à la réserve naturelle des Montagnes-Vertes, tout près, dans le secteur Mansonville, une continuité de la chaîne Green Mountains au Vermont. «C’est l’un des secteurs les plus proactifs en terme d’hectares protégés au Québec. C’est un des exemples de succès en superficie protégée», félicite M. Poisson.

Bien que le mont Éléphant se retrouve maintenant à l’abri de construction ou exploitation forestière, l’accès piétonnier demeure, mais sans sentier aménagé. À côté, les Montagnes-Vertes possèdent des installations balisées, avec stationnement pour randonneurs.

Espèces menacées

Le mont Éléphant abrite entre autres quatre espèces menacées, dont le faucon pèlerin, la salamandre pourpre et sombre, de même que le lynx roux qui a besoin d’un vaste territoire pour vivre. «La tanière de lynx est protégée par CN. C’est assez mignon, le printemps on peut voir les traces de la mère et les petits dans la neige et la boue», observe M. Poisson.

Il signale aussi la richesse de la forêt avec des arbres centenaires et la présence de la délicate fougère adiante.

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