Une finissante de Magog fait briller la cause des femmes

Par Pierre-Olivier Girard
Une finissante de Magog fait briller la cause des femmes
L'organisatrice de ce concert-bénéfice, Alice Héroux (2e sur la photo), est montée sur scène en compagnie notamment de Lili-Rose Vallières, Sally Folk et Luce Dufault. (Photo : gracieuseté - Annie Paquin)

CONCERT-BÉNÉFICE.  Une adolescente de Magog a prouvé que rien n’est impossible alors qu’elle a transformé un projet de fin d’année scolaire en un événement inspirant et rassembleur, qui a permis de récolter 10 000 $ pour la Villa Pierrot. 

Chose certaine, Alice Héroux n’est pas du genre à faire les choses à moitié. Comme toutes les finissantes de 5e secondaire au Collège Mont Notre-Dame de Sherbrooke, elle avait carte blanche pour réaliser un projet personnel de son choix. Passionnée de danse et de chant depuis sa jeunesse, il était évident que ces deux disciplines allaient faire partie intégrante de son travail. Toutefois, il était aussi important à ses yeux d’y inclure une raison sociale et c’est là qu’elle a eu l’idée de s’unir à une cause qui aide les femmes.

«Le Mont Notre-Dame, c’est une école de filles, alors on est très sensibilisée à toutes les causes qui touchent les femmes. Puisque je viens de Magog, c’était important de faire quelque chose qui allait profiter à ma communauté. Quand je suis allée visiter la Villa Pierrot et rencontrer les intervenantes et les femmes qui y vivent, ce fut un véritable coup de coeur!», raconte Alice âgée de 16 ans. 

Des artistes de haut calibre

Pour joindre l’utile à l’agréable, elle a donc eu l’idée d’organiser un concert-bénéfice intitulé «À bout de bras», qui a eu lieu le 19 janvier dernier au Théâtre Magog. Non seulement la principale intéressée y a interprété quelques numéros, dont une composition personnelle, mais elle a aussi partagé la scène avec des artistes de renom.

On pense notamment à Luce Dufault, Vincent Vallières et sa fille Lili-Rose, ainsi que Sally Folk. «Luce et Sally, je les avais approchées personnellement par l’entremise de la Fondation du CHUS, où je fais du bénévolat. Quant à Vincent Vallières, je l’ai su à peine quelques jours avant le spectacle qu’il ferait une prestation. Ce fut un moment vraiment spécial, car il était assis dans la salle et il est monté sur scène à la grande surprise de tous», raconte celle qui flotte encore sur un nuage.

Finalement, la présence de plus de 260 spectateurs a permis de recueillir 10 000 $ au terme de la soirée. Un dénouement bien au-delà des scénarios les plus optimistes qui avaient traversé l’esprit d’Alice Héroux. «Au départ, je m’étais fixé un objectif de 5000 $, sans trop savoir si c’était trop ambitieux ni si les gens allaient embarquer. Et pour moi, c’était important que la cause soit toujours à l’avant-plan. C’est pourquoi que durant la vente des billets, je n’ai jamais glissé un mot sur les artistes présents. Je voulais que les gens viennent pour la cause qui est au coeur du projet et ç’a fonctionné!»

Le sentiment du devoir accompli

À savoir si une deuxième édition était dans le collimateur, la jeune femme préfère laisser retomber la poussière avant de se prononcer. Elle avoue que l’ampleur de la tâche pour organiser un tel événement s’est avérée beaucoup plus grand de ce qu’elle avait imaginé. «Je suis fière de ce que j’ai accompli, d’autant plus que j’ai reçu énormément de commentaires positifs. J’ai l’impression d’avoir inspiré d’autres personnes à redonner à la société, ce qui me touche énormément. Si ce n’est pas sous la forme d’un spectacle, c’est certain que je vais continuer à m’impliquer, car le bénévolat a toujours fait partie de ma vie et de mes valeurs», conclut-elle.

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