L’ascension surprise de Vanessa Couture-Lacasse

Par Patrick Trudeau
L’ascension surprise de Vanessa Couture-Lacasse
Vanessa Couture-Lacasse a surpris bien des gens en se présentant aux auditions à l'aveugle de La Voix. (Photo : gracieuseté - Bertrand Exertier)

TÉLÉVISION. Quelques minutes après le passage de Marie-Eve Quirion (voir autre texte) dimanche dernier aux auditions à l’aveugle, la population de Magog a appris, non sans surprise, qu’une autre de ses concitoyennes ferait partie de l’aventure de La Voix en 2023.

Même si elle a quitté l’Estrie depuis 2015, la jeune femme de 28 ans a encore passablement d’amis et membres de sa parenté qui demeurent en région.

Bien peu toutefois s’attendaient à la voir apparaître sur une scène aussi importante (plus d’un million de téléspectateurs) et surtout, d’être convoitée par trois des quatre juges.

« C’était ma première présence sur une vraie scène, et je dois dire que ça a suscité pas mal d’anxiété. J’y ai exposé ma vulnérabilité, mais j’ai aussi reçu une grosse vague d’amour. Finalement, il en est ressorti juste du positif », a analysé celle qui a choisi de joindre l’équipe de Corneille.

« J’avais déjà chanté autour d’un feu de camp ou dans des karaokés. Mais ce que j’ai vécu lors des auditions à l’aveugle, ça n’avait rien de comparable; c’était tellement gros. Heureusement, nous étions bien accompagnés dans toutes les étapes », a louangé la jeune femme.

« Je n’ai pas encore réussi à répondre à tous ceux qui m’ont écrit à la suite de mon passage à la télé. Mais je vais le faire dans les prochains jours », se promet-elle.

Intervenante auprès des ados

Maintenant domiciliée à Montréal et diplômée en sexologie, Vanessa Couture-Lacasse occupe un emploi d’intervenante de milieu jeunesse dans une école secondaire du Plateau Mont-Royal.

Son quotidien consiste à parler de prévention du suicide, d’aborder la toxicomanie ou d’offrir des ateliers sur la sexualité.

Lorsqu’elle s’est présentée au boulot lundi matin, plusieurs ont découvert que leur intervenante avait un talent insoupçonné de chanteuse. « J’ai toujours baigné dans la musique, mais à plus petite échelle. Ma mère chantait parfois dans les bars et mon ancien beau-père était aussi musicien. C’est d’ailleurs lui qui m’a conseillé pour l’achat de ma première guitare, à 15 ans, et qui m’a enseigné mes premiers accords », se rappelle-t-elle.

Ayant choisi d’interpréter « Câlisse-moi là » (Lisa Leblanc) lors de son audition à l’aveugle, Vanessa Couture-Lacasse est bien embêtée de se caser dans un style lorsqu’on lui demande ses préférences musicales.

« Sincèrement, j’aime à peu près tout, que ce soit du funk, du pop, du rock ou du country. J’ai vraiment de la difficulté à me contenter d’un seul type de chansons ».

Garder les portes ouvertes

Se disant comblée par son travail actuel – qui correspond à son champ d’études – elle n’avait jamais songé à pousser davantage son goût pour la musique. « Quelques personnes de mon entourage m’ont encouragée à tenter ma chance aux auditions de La Voix, après m’avoir entendu chanter. Je me suis dit que ça pourrait être une expérience, mais je ne pensais jamais que ça irait plus loin », s’étonne-t-elle encore.

Bien consciente que sa vie vient de prendre une autre tournure et que des opportunités pourraient se présenter à elle, Vanessa Couture-Lacasse reste ouverte à tout ce que pourrait lui apporter son expérience à La Voix. « J’adore mon travail avec les jeunes, mais je ne veux pas me fermer de portes. Je fais confiance à la vie et si j’ai la chance de faire plus de musique, ce sera tant mieux. Sinon, je n’en serai pas plus malheureuse ».

« Mon but a toujours été de faire du bien autour de moi, d’aider les gens à aller mieux. Que ce soit avec la musique ou dans une école secondaire, l’objectif va rester le même », assure-t-elle.

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