Un petit aéroport de Stanstead-Est demande la présence de douaniers à son événement

Par Vincent Cliche
Un petit aéroport de Stanstead-Est demande la présence de douaniers à son événement
George Weller est propriétaire des terres où se trouve un petit aéroport, à Stanstead-Est. (Photo : archives Le Progrès de Coaticook – Vincent Cliche)

STANSTEAD-EST. Le temps d’un événement, le propriétaire d’un tout petit aéroport, situé à Stanstead-Est, souhaite obtenir les services d’agents frontaliers afin d’accueillir des pilotes américains à son rassemblement.

Le 7 septembre prochain, George Weller tiendra son rendez-vous aérien sur son terrain du chemin Stage, lequel est doté d’une piste d’atterrissage naturelle de 2600 pieds. «Ce sera notre dixième année, lance fièrement le septuagénaire passionné d’aviation. L’an dernier, ç’a été notre plus gros rassemblement avec plus d’une soixantaine d’avions et de pilotes. Ce que j’aimerais, c’est de pouvoir accueillir quelques-uns de mes amis pilotes de l’autre côté de la frontière, aux États-Unis. Si je pouvais, on pourrait pratiquement doubler le nombre de participants à l’événement.»

Le problème, c’est que l’aéroport qui porte l’appellation CTQ2 n’a toujours pas obtenu sa certification Canpass, qui lui permettrait justement d’avoir des agents de l’Agence des services frontaliers du Canada sur place pendant quelques heures. «Si des gens des États-Unis souhaitent participer à notre événement, il faudrait qu’ils atterrissent à Sherbrooke ou encore à Bromont et venir en voiture jusqu’à Stanstead. Comme ça leur fait faire trop de détours, ils ne viennent pas», trouve dommage M. Weller.

Dans ses démarches, le propriétaire des lieux a envoyé une lettre au ministre de la Sécurité frontalière et de la Réduction du crime organisé, Bill Blair. «J’espère que ma demande sera entendue. Je rends déjà plusieurs services à la GRC [Gendarmerie royale du Canada] en leur permettant d’atterrir sur mes terres, de mai à octobre. Je ne demande pas la lune. En plus, ça pourrait bénéficier au tourisme, aux gîtes, aux petites entreprises et aux commerces», plaide-t-il.

Bien que ce rassemblement en soit un privé pour le moment, le principal intéressé aimerait bien un jour ouvrir les portes du happening au grand public. «Si on peut tous s’entendre sur certains points, comme pour les assurances, les gens pourraient découvrir de beaux modèles d’avions. L’an dernier, le plus petit appareil qui est atterri ici ne possédait qu’un petit moteur de deux cylindres et de 35 chevaux, soit à peu près la moitié d’un moteur d’une voiture Volkswagen. À l’inverse, le plus gros était un avion de type russe AN-2 de 1100 chevaux.»

 

Un projet entretenu depuis 30 ans

Le petit aéroport de Stanstead-Est est né il y a une trentaine d’années. En 1981, George Weller a fait l’acquisition d’un petit avion usagé, qu’il a retapé avec son fils. «C’est avec cet appareil que j’ai découvert ma passion pour l’aviation», raconte celui qui s’est rendu jusqu’à Tampa, en Floride, avec ce même avion.

Depuis ce temps, le projet d’aéroport a aussi évolué. Un grand bâtiment sert maintenant d’accueil. La salle au rez-de-chaussée est également utilisée comme plancher de danse. On y tient plusieurs rassemblements culturels.

Et comme le propriétaire est un fan de sources d’énergie alternatives, toute l’électricité acheminée dans le hangar est produite à l’aide de panneaux solaires.

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