Potton: le conseiller municipal Michael Laplume clame toujours son innocence

Par Dany Jacques
Potton: le conseiller municipal Michael Laplume clame toujours son innocence
L’ancienne Banque CIBC de Mansonville, devenue aujourd’hui le Bureau d’accueil touristique de cette localité, revient dans l’actualité un an après une transaction immobilière entre un élu et la Municipalité. (Photo : Reflet du Lac/Archives- Dany Jacques)

AFFAIRES MUNICIPALES. Le conseiller municipal du Canton de Potton, Michael Laplume, a profité de son témoignage devant la Commission municipale du Québec (CMQ), le 25 septembre dernier, pour tenter d’écarter les allégations de conflit d’intérêts à son égard.

L’élu était au cœur des trois jours d’audience convoqués par le comité d’éthique et de déontologie de la CMQ. Ces rencontres se tenaient à Sherbrooke, les 24, 25 et 26 septembre.

Le maire Jacques Marcoux, l’ex-directeur Thierry Roger, le conseiller Bruno Côté et l’évaluateur Jean-Pierre Cadrin figuraient notamment parmi le groupe de gens invités à témoigner devant le juge administratif Alain R. Roy.

La vente de l’ancienne Banque CIBC au Canton de Potton, située au 291, rue Principale, était au cœur des questions adressées par les deux avocats présents. Cette transaction a été faite pendant que M. Laplume était conseiller municipal, tout en étant le propriétaire de ce bâtiment. De plus, cet édifice acheté 65 000 $ par M. Laplume a été cédé à la Municipalité au coût de l’évaluation foncière municipale, soit 174 000 $.

Michael Laplume persiste et signe le même discours depuis un an. «Il n’y a pas de conflit d’intérêts, car nous avons respecté les règles de déontologie. Nous avons demandé un avis légal disant qu’on pouvait procéder, et je me suis toujours retiré du conseil municipal pendant les discussions à ce sujet à l’hôtel de ville», résume-t-il.

Il dit avoir longtemps hésité à vendre, mais il précise avoir changé d’avis pour que la Municipalité comble ainsi ses besoins d’espace. Aujourd’hui, cet immeuble loge le bureau d’accueil touristique dans un endroit jugé très visible et stratégique.

Confiant d’être blanchi par la Commission municipale, M. Laplume apprécie la tenue de cet exercice «permettant d’éclairer la situation».

À l’inverse, les questions du directeur du contentieux et des enquêtes à la CMQ, Me François Girard, allaient davantage dans le sens de la citation à comparaître. Elle disait que la CMQ a en sa «possession des renseignements qu’il a commis un manquement à une règle prévue au Code d’éthique et de déontologie des élus du Canton de Potton».

En juillet dernier, la CMQ rappelait que M. Laplume a contrevenu à un article du même Code qui stipule qu’un «membre ne doit pas avoir sciemment un intérêt direct ou indirect dans un contrat avec la municipalité ou un organisme».

Une décision pourrait être rendue d’ici deux mois.

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