Manque de logements abordables: l’AQDR demande un engagement clair des candidats à la mairie de Magog

Par Pierre-Olivier Girard
Manque de logements abordables: l’AQDR demande un engagement clair des candidats à la mairie de Magog
L'AQDR Memphrémagog estime qu'il manque plus de 200 logements abordables pour répondre aux besoins dans la région. (Photo : gracieuseté – Marco Bergeron)

HABITATION. L’AQDR Memphrémagog demande aux candidats à la mairie de Magog de s’engager à régler la problématique du manque de logements abordables sur son territoire, alors qu’elle chiffre à plus de 200 les besoins en unités d’habitation.

Le président local de cet organisme, André Savoie, affirme que cette estimation est  conservatrice dans le contexte où les besoins ne cessent d’augmenter, tout comme les coûts des loyers. Il affirme que dans Memphrémagog, près de 50% des personnes aînées dépensent plus de 30% de leurs revenus pour payer leur logement.

«À Magog, le coût moyen d’un 3 ½ est de 650 $ et de 850 $ pour un 4 ½. C’est beaucoup d’argent pour des personnes qui, rendues à la retraite, n’ont plus les mêmes revenus, explique-t-il. Et il y a aussi la réalité des coûts abusifs dans les résidences pour personnes âgées, qui peuvent atteindre de 3000 à 4000 $ par mois. Ces résidents payent sans rien dire des hausses et de tarifs substantiels, par crainte d’être expulsés.»

André Savoie est d’avis que la Municipalité doit prendre le leadership dans ce dossier. Il rappelle  que le gouvernement fédéral dispose d’enveloppes budgétaires pour soutenir ce genre de projets. «Beaucoup d’argent est actuellement disponible à Ottawa pour financer des projets d’habitation novateurs, mais abordables. Si Magog reçoit du financement, des entrepreneurs verront des opportunités d’affaires et seront intéressés à embarquer, soutient M. Savoie. C’est correct qu’on s’occupe des plus nantis dans la société, avec des condos de luxe, mais il serait temps aussi d’aider ceux qui sont vulnérables.»

Le président cite en exemple le projet de Faubourg Mena’Sen à Sherbrooke, qui est un complexe domiciliaire de 170 logements pour personnes préretraitées et retraitées autonomes. «C’est le genre de projet qui répond réellement à un besoin. Pour Magog, peut-être que de créer des coopératives d’habitation serait la solution. Chose certaine, la Ville doit faire de cet enjeu une priorité», conclut-il.

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Ginette Paradis
Ginette Paradis
1 année

Bravo M. Savoie, il est temps qu’il y ait des de ces logements à prix abordables. Le Faubourg Mena’Sen de Sherbrooke est un très bon exemple, de logements abordables pour pré-retraité(e)s et retraité(e)s, car nous n’avons pas d’augmentation de revenues et on écoule nos placements car le coût de la vie : à se nourrir, à se vêtir, à payer les assurances et les médicaments augmente terriblement à chaque année et on reçoit rien pour compenser toutes ces augmentations! On vide notre réserve! Merci d’avoir énoncer ce grands besoins pour la future mairesse!