Magog: Vicki-May Hamm souhaite plus de respect aux assemblées publiques

Par Pierre-Olivier Girard
Magog: Vicki-May Hamm souhaite plus de respect aux assemblées publiques
La mairesse Vicki-May Hamm espère que les périodes de questions à venir soient plus constructives et civilisées à l'égard des élus. (Photo : Le Reflet du Lac - Archives/Pierre-Olivier Girard)

ÉCHANGES. Une période de questions plus respectueuse envers les élus et les institutions, voilà ce que souhaite pour 2019 la mairesse de Magog, Vicki-May Hamm, lors des séances régulières du conseil municipal.

Même s’il n’y a pas eu de débordement majeur qui aurait pu mener à des expulsions, la mairesse reconnaît que certains citoyens ont parfois dépassé la limite de l’acceptable. Des comportements qui ont même été remarqués par plusieurs citoyens, selon elle, qui écoutent «religieusement» les assemblées publiques. «Bien des gens m’ont interpellé à ce sujet au cours des dernières semaines. Ils n’aiment pas la façon dont les citoyens adressent la parole aux élus, en insinuant des choses ou en lançant des accusations gratuites. Pour eux, c’est un grand manque de respect», affirme Vicki-May Hamm.

Face à ces réactions, la mairesse a senti le besoin d’intervenir, même si elle reconnaît que la situation est «moins pire» par rapport à ce que les élus magogois ont déjà vécu. On se souvient que depuis trois ans, la population s’est souvent déchirée sur la place publique. Il y a eu, tout d’abord, la saga entourant la démolition de la Maison Tourigny en 2016. Les débats enflammés se sont ensuite poursuivis lors de la présentation des projets Divertigo à la plage des Cantons et du «biergarten» Lovering au centre-ville.

 

Pire sur les médias sociaux

Très active sur les médias sociaux, Vicki-May Hamm est bien placée pour constater que le savoir-vivre est y quasi inexistant contrairement à l’hôtel de ville. Plus d’une fois et encore tout récemment lors de l’adoption du dernier budget, elle a dû faire des mises au point sur sa page Facebook pour calmer le jeu et rectifier de fausses informations.

«Sur les médias sociaux, il faut choisir ses combats, soutient-elle. Par exemple, je ne vais pas répondre à une personne qui dit que la hausse de taxes va servir à payer mon gros salaire et mes voyages. Je ne suis pas là pour convaincre qui que ce soit. Je vais plutôt intervenir quand je sens que je peux apporter un éclaircissement ou qu’il y a une question en suspens. Et dans 80% du temps, on me remercie, car souvent, les gens vont se permettre une opinion sans avoir l’ensemble de l’information.»

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