Magog: LAMRAC passe à l’offensive pour éviter le chaos de 2021

Par Pierre-Olivier Girard
Magog: LAMRAC passe à l’offensive pour éviter le chaos de 2021
Six bouées de renseignements ont été installées à des endroits plus sensibles pour la faune dans la rivière aux Cerises. (Photo : (Photo gracieuseté - LAMRAC))

ENVIRONNEMENT.  Après avoir dénoncé des comportements déplorables dans la rivière aux Cerises l’été dernier, qui a été prise d’assaut par un nombre jamais vu d’amateurs de sports nautiques, LAMRAC passe à l’offensive pour éviter qu’un tel scénario se reproduise au cours des prochaines semaines.

En lien avec sa mission de préservation et de sensibilisation, l’organisme a opté pour des initiatives non coercitives dans le but de réduire les comportements nuisibles et incompatibles avec ce milieu naturel. Le changement le plus important est la mise en place d’une patrouille nautique qui circulera dans la rivière à bord d’un kayak. «Son rôle sera de sensibiliser les plaisanciers sur les bons comportements à adopter et sur leurs responsabilités, en tant qu’utilisateur. On leur rappellera la réglementation en vigueur, l’importance du lavage des embarcations et pourquoi certains secteurs de la rivière sont à éviter. Le patrouilleur n’est pas là pour jouer à la police et donner des contraventions, mais bien pour éduquer et informer», précise la directrice générale de LAMRAC, Laura Dénommée Patriganni. 

Se préparer au pire

L’an dernier, il n’était pas rare d’observer près 150 embarcations en même temps sur l’étroite rivière. Une charge qui a donné lieu à bien des scènes désolantes; poissons morts, déchets laissés dans l’eau, destruction de la flore et faune perturbée.

Certains utilisateurs s’installaient dans la rivière avec leurs haut-parleurs, tandis que des pêcheurs avec une embarcation à moteur ont même été aperçus, malgré que cela soit formellement interdit. «C’est difficile de savoir quel sera l’achalandage cet été, mais de notre côté, on s’est préparé au pire, assure la gestionnaire. On a voulu être proactif en s’assurant d’avoir des yeux sur la rivière en tout temps. En plus de la patrouille, une équipe documentera sur ce qui se passe en temps réel dans le marais par des inventaires fauniques et floristiques. Pour nous, c’est un grand pas en avant.»

D’autres solutions à venir?

Laura Dénommée Patriganni ajoute que

. De plus, l’accès aux zones plus sensibles pour la faune a été restreint et identifié par la présence de six bouées de renseignements. «Ce ne sont pas des solutions miracle, mais en tant qu’organisme de protection, nos pouvoirs demeurent limités. On a fait à court terme ce qu’il était possible de faire.»

«En ce qui concerne la question de l’accessibilité, des réflexions sont en cours afin de réfléchir à avoir, éventuellement, un accès plus structuré à la rivière. Le but n’est pas un jour de l’interdire, mais de mieux le contrôler. Il existe des solutions ailleurs au Québec et c’est de voir ce qui peut se faire ici, selon notre situation. La réalité est que ce volet est très complexe, car il est de juridiction fédérale. Et pour implanter de telles mesures, il faut une volonté politique qui dépasse les pouvoirs de notre organisme», conclut-elle.

Quelques conseils de LAMRAC

S’informer sur la réglementation en vigueur avant de s’aventurer dans un milieu naturel.

Passer à la station de lavage à la plage des Cantons avant de mettre son kayak ou sa planche à pagaie à l’eau. Coût d’utilisation: 5 $.

Éviter les périodes de fort achalandage comme les belles journées chaudes de fin de semaine ou les vacances de la construction.

Partager cet article
S'inscrire
Me notifier des
guest
1 Commentaire
plus ancien
plus récent plus voté
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires
robert bolduc
robert bolduc
1 mois

Le respect d autrui en gros ca s enseigne par les parents pas sur l internet.