Les Cuisines collectives: une façon agréable de pallier à la hausse du panier d’épicerie

Par Patrick Trudeau
Les Cuisines collectives: une façon agréable de pallier à la hausse du panier d’épicerie
Les brigades des Cuisines collectives ont ajouté plusieurs nouveaux membres masculins au cours de la dernière année. (Photo : gracieuseté - Cuisines collectives «Bouchée double».)

RENCONTRES. Les Cuisines collectives « Bouchée double » Memphrémagog ont joué un rôle communautaire important depuis le début de la pandémie. En plus de permettre à des gens de participer à une activité sociale malgré les mesures sanitaires, elles ont aussi fait contrepoids à la hausse généralisée du coût du panier d’épicerie.

Installées dans la région depuis bientôt 30 ans (1993), les Cuisines collectives proposent des séances de cuisson en groupe au Centre communautaire de Magog, sous la supervision d’une animatrice.

Au terme de chaque rencontre (en avant-midi ou en après-midi), les participants repartent avec les mets qu’ils ont cuisiné et préparé pour les membres de leur famille. L’organisme fournit les ingrédients de base et les membres défraient habituellement les coûts des produits frais.

« Pour deux personnes, ça coûte au total entre 10 et 15 $, ce qui comprend le plat principal, l’entrée et le dessert. C’est quand même assez raisonnable pour des menus de qualité », fait valoir la directrice générale de l’organisme, Johanne Lavallée, tout en précisant qu’on achetait maintenant en plus gros volume, afin d’éviter les surprises

En raison de la pandémie, la direction des Cuisines collectives a dû réviser certaines règles de fonctionnement, notamment la taille des groupes de cuisson, qui est passée de six à quatre personnes. « On a de beaux espaces de travail, alors ce fut facile de distancer un peu plus les gens. On s’est aussi équipé avec des visières et des masques. Tout le monde a bien accepté et respecté nos nouvelles mesures », assure Mme Lavallée.

Très peu d’interruptions

Étonnamment, pendant que plusieurs secteurs étaient au ralenti ou à l’arrêt complet, les Cuisines collectives ont été sur pause pendant de courtes périodes seulement. « Ce fut très apprécié, car pour certaines personnes un peu plus âgées, nos groupes de cuisson étaient la seule activité sociale qui était permise », reconnaît la directrice générale.

« On a stoppé nos activités de mars à juin 2020, et ensuite durant les mois de janvier 2021 et 2022. Pour le reste, nous avons été ouvert de façon presque normale. Nous avons même offert des ateliers de cuisine pour les ados et ensuite les 6-12 ans au cours de l’été », se réjouit-elle.

« La pandémie nous a contraints à accueillir moins de membres (une centaine cette année comparativement à 189 pour l’avant-pandémie), mais elle a aussi changé un peu le portrait de notre clientèle. Parmi nos nouveaux-membres, on dénombre plus d’hommes que de femmes. Certains d’entre eux agissaient comme proche aidant pour leur conjointe et n’avaient pratiquement jamais cuisiné. Heureusement, on est justement là pour leur donner des trucs », précise Mme Lavallée, tout en ajoutant qu’il reste toujours quelques places en semaine pour accueillir de nouveaux participants.

Membre fondatrice des Cuisines collectives « Bouchée double » Memphrémagog, Johanne Lavallée n’est pas peu fière du chemin parcouru par son organisme depuis trois décennies. Au fil des ans, des groupes de cuisson se sont implantés dans plusieurs coins de la MRC, dont Bolton, Eastman, Mansonville et Stanstead, ou encore à la Villa Pierrot.

« Il y a toujours une animatrice pour superviser les groupes lorsque la situation l’exige. Je crois par contre qu’on va devoir augmenter un peu notre équipe, car les besoins ne vont pas en diminuant », estime celle qui fêtera l’an prochain ses 25 ans à la direction générale de l’organisme.

Pour information sur les Cuisines collectives: 819 868-2153 ou www.cuisinescollectivesmagog.com

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