Les Berges Hatley pourraient aller de l’avant dès le printemps prochain

Par Dany Jacques
Les Berges Hatley pourraient aller de l’avant dès le printemps prochain
Voici un aperçu des futures Berge Hatley, qui incluent 16 immeubles et 96 logements entre la rue Hatley et la rivière Magog. (Photo : gracieuseté)

IMMOBILIER. Le projet immobilier Les Berges Hatley a franchi une autre étape, le 3 octobre dernier, alors que le conseil municipal de Magog a autorisé le promoteur à poursuivre ses démarches auprès du ministère de l’Environnement.

Cette décision permettra à Patrick Crépeau d’obtenir une autorisation ministérielle si son développement immobilier de 16 immeubles passe le test des études environnementales. Selon la mairesse Nathalie Pelletier, la résolution municipale était nécessaire en vertu de la Loi sur la qualité de l’environnement. «On va de l’avant», a-t-elle lancé lors de la séance du conseil.

Le conseiller Jean-Noël Leduc a toutefois exprimé son désaccord en étant l’unique élu à voter contre cette décision. Il aurait préféré que ce terrain situé en bordure de la rivière Magog devienne un parc public pour «la santé des Magogois».

Mme Pelletier lui a rappelé que cette propriété est privée et qu’il y est possible de construire depuis plusieurs années. «Le promoteur a déjà présenté six versions bonifiées, ce qui a permis de réaliser des gains environnementaux comme la sauvegarde de la piste cyclable et une zone tampon boisée plus large», a-t-elle expliqué.

La mairesse ajoute que le second projet de règlement reviendra bientôt au conseil municipal. Ces étapes administratives ne touchent que des aspects liés à un nombre réduit de cases de stationnement et à une hauteur modifiée des bâtiments. Il s’agit que des seules modifications réglementaires, car le promoteur a déjà les autorisations de construire. Le règlement de zonage permet la construction de ce type d’habitations depuis 2009.

Le projet Les Berges Hatley inclut la construction de 16 immeubles d’habitation de 6 logements totalisant 96 unités intermédiaires. Le projet sera réalisé dans le secteur compris entre la rue de Hatley et la rivière Magog, à environ 1,5 km des services commerciaux et du centre-ville. 

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Renald Bujold
Renald Bujold
1 mois

Construire 16 îlots de chaleur sur ce site exceptionnel en plein centre-ville, un véritable îlot de fraîcheur, témoigne d’un désolant manque de vision et de courage.L’article ne fait aucune allusion au groupe de citoyens qui depuis des mois se bât pour sauver cette dernière parcelle de forêt au centre-ville de Magog.! Dans ce dossier notre première magistrat se fait plus la promotrice des droits du promoteur privés.?D’autres municipalités ont fait face à des situations analogues et ont choisi de protéger des territoires mslgré l’existence de droits acquis. Mascouche n’en ait qu’un exemple. Elle accepté d’aller jusqu’en cours pour reconnaître son droit d’orienter le développement de son
territoire. La cours l’oblige à compenser la plaignante à la hauteur d’environ 400, OOO$, bien moins que ce qu’elle demandait. Pas des millions, comme le suggérait un de nos conseillers municipaux dans le cas d’un éventuel achat, expropriation ou changement de zonage du terrain pour fin de conservation ou pour en faire un parc. Il est consolant de voir qu’au moins un des élus à manifester sa dissidence.

Alain Milette
Alain Milette
1 mois

C’est identique ou presque avec le secteur Du Moulin / Bruants des Marais, des édifices de 6 logements bien cordés dans une zone boisée à la seule différence que c’est situé dans le versant de la rivière plutôt que le versant du marais.

Un autre projet sur la rue Ail des Bois au nord de la 17ième Avenue dans le versant de la rivière se veut semblable concernant le lotissement, bien conscient qu’il faut maximiser les espaces en zone urbaine, on semble toujours minimiser le couvert naturel, les lots en milieu boisés sont trop petits, de ce que je vois sur le croquis ce sera impossible de conserver un bon pourcentage d’arbres, ceux qui resteront seront abîmés et affaiblis par la coupe des autres et le décapage du couvert naturel à proximité brisant ainsi un grand nombre de racines. À titre d’exemple la Ville de Québec exige depuis 2004 un minimum de 1200 mètres carrés pour une maison unifamiliale en terrain boisé.

Nous revenons sensiblement 80-100 ans derrière alors que la ville était rasée sur pratiquement tout son territoire, c’était la façon de développer de l’époque. Ce que nous avons comme couvert naturel dans le Magog urbain est le résultat d’une repousse naturelle au fil des années soit entre 50 et 80 ans selon les secteurs, c’est aussi normal de voir si peu d’arbres centenaires en ville, la plupart sont sur la rue des Pins où on conservait les arbres pour en profiter et où habitait les mieux nantis.

Le développement urbain depuis les 25 dernières années est le reflet de notre passé, les photos d’archives en témoignent comme une du pont du Michigan venant de la Société d’Histoire, c’est assez frappant, on y voit à peine une dizaine d’arbres entre la rivière et la ferme en haut de la côte.
Bientôt, le centre de la forêt à l’école de La Ruche sera rasé sur un minimum de 15 000 mètres carrés pour ériger l’aréna double. La perte de la canopée en 25 ans de développement sur le territoire n’a jamais été adéquatement remplacée et le phénomène continu, seulement à La Ruche depuis la construction du nouveau centre sportif en 2010 et si le projet d’Aréna se concrétise, ce sera plus de 40 000 mètres carrés rasés remplacés par des ilots de chaleur, ça c’est 40 terrains comme ceux des 16-17-18ième Avenues dans le Michigan. La promesse de planter de nouveaux arbres en 2010 n’a jamais été respectée, le plan de reboisement proposé dans le projet de l’Aréna est dérisoire.
Je me demande encore pourquoi les jeunes et les professeurs sont sortis dans la rue en septembre 2019, pour faire comme Greta ou pour être conséquents ?