Le ministre Lacombe veut mousser le métier d’éducatrice

Par Dany Jacques
Le ministre Lacombe veut mousser le métier d’éducatrice
Le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe, le président de la Commission scolaire des Sommets, Jean-Philippe Bachand, et le député d’Orford, Gilles Bélanger, entourent la porte-parole de l’organisme JeunesExplo, Audrey-Anne Cloutier Côté. (Photo : Le Reflet du Lac - Dany Jacques)

SOCIÉTÉ. Le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe, a choisi Magog pour dévoiler un partenariat provincial avec l’organisme JeunesExplo. L’objectif consiste à valoriser le métier d’éducatrice et d’éducateur à la petite enfance.

Cet organisme offre des stages d’une journée aux élèves de 4e et 5e années du secondaire qui désirent explorer un métier afin d’orienter leur choix d’étude et de carrière. Cette initiative permettra aux jeunes de se familiariser avec ce métier dans un service de garde éducatif près de leur résidence.

Le ministre Lacombe admet qu’il s’agit d’un premier geste et d’un premier pas pour atténuer la pénurie de main-d’œuvre dans ce domaine. «Nous croyons que ces stages permettront de valoriser cette belle profession si importante pour nos tout-petits, surtout dans un contexte de pénurie d’emplois», explique-t-il.

Le député d’Orford, Gilles Bélanger, estime que ce partenariat donnera un coup de main à la persévérance scolaire, tout en augmentant les inscriptions à cette formation scolaire.

Quant au président de la Commission scolaire des Sommets, Jean-Philippe Bachand, il voit ces stages d’un jour comme une occasion de développer des passions.

La porte-parole de JeunesExplo, Audrey-Anne Cloutier Côté, chiffre à 20 000 le nombre de jeunes au Québec ayant exploré un métier en 15 ans via son organisme.

Selon elle, ils seront quelque 3 000 élèves à s’initier à 250 options différentes, le 23 avril prochain, via les stages d’un jour en milieu de travail. De ce nombre, une centaine de jeunes pourraient explorer le métier d’éducateur.

La période d’inscription aux stages d’un jour prendra fin le 15 janvier.

Info: www.jeunes-explorateurs.org

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Johanne_s
Johanne_s
2 années

Je crois qu’il faudrait beaucoup plus car encore aujourd’hui on est peu reconnu a notre juste valeur.Moi je suis éducatrice depuis 23 ans.Il y a de plus des enfants à besoin particulier et qui n’ont tous un diagnostique .
C’est parfois plus difficiles de pouvoir les aider adéquatement.

Isabelle Lacroix
Isabelle Lacroix
2 années

Dommage de ne pas y avoir pensé avant, comme par hasard le métier d’éducatrice est soudainement devenu important parce que il y a pénurie…mais les jeunes stagiaires seront-elles informées des conditions de travail qui les attendent, de la non reconnaissance de leur métier et du salaire dérisoire qui baisse d’année en année …je crois que c’est une campagne de recrutement pour continuer à offrir le service aux électeurs …
Je suis éducatrice et après 17 ans d’expérience , pour le moment je n’encouragerais personne à faire ce métier si il n’y a pas d’amélioration des conditions de travail et du salaire qui est de 25$ de l’heure en fin de carrière, moins qu’une caissière à la SAQ ou des employés de Costco à 30$ de l´heure ( tant mieux pour elle et eux) et nous, nous accompagnons les enfants de 0 à 5 ans , sommes responsables de la sécurité et du bien être de 8 à 10 enfants, les soutenons dans leur développement global pour arriver fin prêts pour l’apprentissage académique à l’école tout en faisant du dépistage précoce pour les aider à relever leurs défis ou déceler des troubles d’apprentissage …À quand une véritable reconnaissance ?

Chantal Bélanger
Chantal Bélanger
2 années

Un stage d’un jour pour rencontrer des éducatrices à bout de souffle, ayant subit les coupures budgétaires du gouvernement à répétition, prenant soin d’enfants à besoins particuliers sans soutien , des éducatrices possédant une expertise unique en petite enfance qui peine à être valoriser dans la société ainsi que par le premier ministre lui-même.
D’un côté le la balance; saboter le réseau des CPE avec les maternelles 4 ans et de l’autre offrir un petit stage d’un jour pour revaloriser la profession! Ce n’est pas l’idée du siècle!!