Le Hameau des Cultures a parcouru beaucoup de chemin en une seule année

Par Dany Jacques
Le Hameau des Cultures a parcouru beaucoup de chemin en une seule année
À droite, la Dre Paul Royer (présidente du Hameau des Cultures) accompagne deux usagers fréquentant son organisme, en l'occurrence Onil Boilard et sa conjointe Lucille Desrochers. (Photo : Le Reflet du Lac - Dany Jacques)

ALZHEIMER. Plus de 200 activités gratuites, une soixantaine de personnes touchées, un centre de jour de quelques millions de dollars pour bientôt et des vies quotidiennes améliorées, voici le court bilan d’une grande et première année signée le Hameau des Cultures.

La Dre Paule Royer dévoile les grandes lignes de son «bébé», soit un organisme sans but lucratif ayant comme mandat de déstigmatiser les maladies neurodégénératives comme l’Alzheimer. «Nous offrons une alternative pour permettre la vie la plus normalisante à ces personnes atteintes», résume-t-elle.

Pour ce faire, Dre Royer et son conjoint Richard Carpentier ont pris les bouchées doubles pour mettre sur pied le Hameau des Cultures, élaborer un large éventail d’activités gratuites, solliciter des dons et préparer un centre de jour qui n’attend que le financement du ministère de la Santé. Le terrain est déjà ciblé, tandis que la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) a déjà confirmé le financement d’une bonne partie de la construction à venir.

Cette ressource semble répondre à un réel besoin. Étant déjà à l’étroit dans son actuel espace situé aux Galeries Orford, le Hameau des Cultures déménagera bientôt dans un local plus spacieux aménagé quelques mètres plus loin.

Mme Royer remercie tous les précieux donateurs pour présenter un aussi grand nombre d’activités, dont plusieurs touchent l’art-thérapie. La Fondation Mirella et Lino Saputo a notamment remis une généreuse contribution pour assurer le succès de la première année. Le montant n’a toutefois pas été dévoilé. 

Bientôt des activités quotidiennes

Ce groupe est aussi en discussion avec le CIUSSS de l’Estrie-CHUS pour offrir des activités cinq jours par semaine. «Cette programmation représenterait un répit important et apprécié pour les aidants naturels», résume la présidente de ce regroupement.

«Nous sommes aussi conscients de la pénurie de lits de répit dans la MRC depuis que l’Accueil Notre-Dame n’offre plus le service, ajoute Dre Royer. Nous regardons les occasions qui pourraient s’offrir si l’on a le soutien financier et le personnel pour débuter cette nouvelle offre de services.»

Elle met aussi l’accent sur l’importance de développer des ressources comme le Hameau des Cultures, surtout dans un contexte où la MRC de Memphrémagog détient déjà le titre de la population la plus vieille de tout le Québec. L’âge moyen de la région est de 52 ans, comparativement à une moyenne estrienne de 45 ans et de 43 ans pour la province. «Il est temps d’agir maintenant, car le nombre de cas diagnostiqués doublera facilement en 20 ans pour totaliser 2500 personnes atteintes, prévient-elle. Le réseau de la santé ne pourra suffire à la demande avec les CHSLD et les Maisons des aînés.»

TÉMOIGNAGE

Onil Boilard est un aidant naturel depuis quelques années. Il vit toujours à la maison avec sa conjointe Lucille Desrochers, qui souffre d’une maladie neurodégénérative. Malgré son regard perplexe du départ face au groupe, il insiste pour dire que le Hameau des Cultures a été d’un très grand apport pour lui et Lucille.

«On a rencontré des professionnels qui nous ont fait mieux comprendre ce qu’on vivait, témoigne-t-il. On nous épaule énormément, souvent avec des échanges ou des ateliers musicaux et en chansons. L’aide va au-delà d’un simple bâtiment. Le Hameau m’apporte une sérénité grâce à une approche positive. Pour Lucille, ça fait plaisir de l’entendre dire qu’on est bien ici.»

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