Le député Paradis déposera un projet de loi sur les eaux limitrophes

Par Dany Jacques
Le député Paradis déposera un projet de loi sur les eaux limitrophes
La sénatrice Rosa Galvez, une experte canadienne en matière de contrôle de la pollution, appuie la démarche du député Denis Paradis. (Photo : gracieuseté)

ENVIRONNEMENT. Le député Denis Paradis poursuit sa croisade pour protéger les lacs et cours d’eau limitrophes que le Canada partage avec les États-Unis.

Le représentant de Brome-Missisquoi à la Chambre des communes entend notamment déposer un projet de loi, en mai prochain, en vue de modifier le Traité relatif aux eaux limitrophes signé entre les États-Unis et le Canada voilà maintenant 110 ans.

«En 1909, les questions environnementales n’étaient pas encore au centre des préoccupations des Canadiens et des Américains. À l’époque, on se préoccupait davantage des dossiers liés aux inondations et à la hauteur des eaux», explique M. Paradis.

Ce dernier rappelle que le Traité s’applique à 82 cours d’eau frontaliers et interpelle quelque 70 élus canadiens et 90 élus américains desservant un territoire situé en bordure de la frontière.

 

Le cas de Coventry

Denis Paradis signale que les craintes soulevées par le projet d’agrandissement du site d’enfouissement de Coventry, au Vermont, démontrent l’importance d’une mise à jour du traité canado-américain sur les eaux frontalières.

«Les instigateurs du projet ont reçu le feu vert des autorités américaines pour l’ajout de 51 acres qui permettra à l’entreprise propriétaire d’enfouir 600 000 tonnes par année, soit plus du double de la quantité permise actuellement (250 000 tonnes). Ce projet est d’autant plus inquiétant que le site est situé à proximité du lac Memphrémagog, qui sert de réservoir d’eau potable à quelque 175 000 personnes, incluant les citoyens de Magog et de Sherbrooke», insiste M. Paradis.

Le député de Brome-Missisquoi signale que le projet de Coventry a fait l’objet de contestations des deux côtés de la frontière, tout en rappelant que l’environnement ne semble pas constituer une priorité pour l’administration américaine actuelle.

«En modifiant le Traité de manière à y inclure des normes environnementales plus sévères, on pourrait prévenir des situations conflictuelles entre le Canada et les États-Unis», laisse entendre le politicien.

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