L’avenir de la location à court terme se jouera en janvier à Magog

Par Dany Jacques
L’avenir de la location à court terme se jouera en janvier à Magog
La Ville de Magog amorce un processus pour interdire l'hébergement touristique à court term  dans les résidences principales sur presque tout son territoire (492 zones). (Photo : gracieuseté - Marco Bergeron)

TOURISME. De possibles registres tenus en janvier prochain pourraient fixer le sort de l’hébergement touristique de moins de 31 jours dans les résidences principales de Magog.

Le conseil municipal de Magog a dévoilé les prochaines étapes à suivre dans le dossier de la location à court terme, lors d’une assemblée publique de consultation, le 1er novembre dernier. On y a appris que l’Hôtel de Ville diffusera des avis publics en décembre prochain pour informer la population sur la démarche à suivre en prévision des registres prévus du 10 au 13 janvier prochain.

Les résultats seront dévoilés le 6 février. L’entrée en vigueur des règlements est prévue le 2 mars si le nombre de signatures requises est insuffisant. Des référendums pourraient avoir lieu si plusieurs Magogois se déplacent pour signer les registres.

Cette démarche est entreprise à la suite de l’adoption du projet de loi 100 sur l’hébergement touristique du gouvernement du Québec, lequel modifie la Loi sur les établissements d’hébergement touristique.

La Ville consulte sa population avant de prendre position. À compter du 25 mars 2023, toute personne pourra offrir de la location de moins de 31 jours dans une résidence principale à moins que la Ville encadre cette forme d’hébergement touristique en modifiant sa réglementation, comme elle l’entreprend actuellement.

La Ville invite les gens à se manifester s’ils désirent offrir de l’hébergement touristique de moins de 31 jours dans leur résidence principale. À l’inverse, les partisans du statu quo, en l’occurrence l’interdiction de pratiquer la location à court terme dans leur zone de résidence, n’ont pas à se manifester.

L’interdiction touche actuellement une grande partie du territoire magogois, plus particulièrement les quartiers résidentiels. La présente démarche exclut les zones où la location à court terme est actuellement autorisée sans restriction.

On parle ici, par exemple, de la rue Principale Ouest, d’une partie de la rue Merry Sud, une section du lac Magog à l’ouest du chemin de la Rivière, la rue Merry Nord près de l’autoroute 10, du secteur de l’ancien Club Azur, autour de la halte routière de l’autoroute 10 et en bordure des limites du parc national du Mont-Orford.

Des inquiétudes ont été manifestées lors de la rencontre du 1er novembre. Elles touchaient surtout les risques accrus de nuisance advenant une plus grande ouverture de la location à court terme dans les quartiers résidentiels. À l’inverse, quelques partisans de cette pratique souvent associée à la plateforme Airbnb, préfèrent des règles plus souples pour permettre d’accueillir des visiteurs. Selon eux, la très grande majorité des locations à court terme se passe très bien grâce à un bon encadrement.

Soulignons que l’hébergement touristique touchant les résidences secondaires est exclu de cette démarche. Les propriétaires qui louent leur chalet durant 31 jours ou moins, par exemple, conserveront les mêmes droits et devront respecter les règles actuelles. Ils pourront poursuivre les locations dans les mêmes zones qui autorisent l’hébergement touristique des résidences principales.

Information supplémentaire et carte interactive au www.ville.magog.qc.ca/informations-services/hebergement-touristique/

CE QU’ILS ONT DIT

«J’ai déjà vécu de mauvaises expériences dans mes condos à Laval et dans mon voisinage de la plage Southière. Il faut bien encadrer et ne pas autoriser n’importe où.»

Robert Ranger

«Je suis heureuse qu’on limite ce type de location, car il faut penser aux citoyens, pas seulement aux touristes.»

Lise Messier

«On devrait l’autoriser pour ceux qui désirent louer de façon sporadique, car la majorité des locateurs et visiteurs sont responsables.»

Nicole Taillon

«Je préfère un bon encadrement plutôt qu’une interdiction ferme, car plusieurs acheteurs potentiels de maison souhaitent avoir la liberté de louer à court terme au besoin. Sinon, ils achèteront ailleurs et le nombre de visiteurs chutera. La location à court terme est une valeur ajoutée pour chaque propriété et un plus pour le développement économique de la région.»

Sacha De Santis, courtier immobilier

«Il ne devrait même pas avoir de règlement. Je favorise un allègement des règles, car mes locations se passent principalement très bien.»

 Vincent Ouellet

«Je préfère une ouverture à la location, car je gère principalement des gens responsables et agréables dans mes unités de location. On devrait fixer une limite de 60 jours de location par année, par exemple.»

Dany Thibault

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louis leblanc
louis leblanc
26 jours

La location de moins de 31 jours devrait être interdite , ça enlève des logements pour la population locale .

Manon Faniel
Manon Faniel
26 jours

Robert Ranger

J’appuie M. Ranger, «Je suis heureuse qu’on limite ce type de location, car il faut penser aux citoyens, pas seulement aux touristes.»
Les loyers aux citoyens résidents sont épouvantablement cher parfois conditionnel à 9mois par année dû au AIRNB… donc inaccessible pour plusieurs serviteurs de ces touristes et ceci est causé par la popularité de ces AIRNB, les locaux « citoyens 1ere maison / condo/ apptmt ne souhaitent pas repandre davantage ce gros problème de logements surtout pas dans tous leurs voisinage, ce fléau de location court terme se répand comme mélasse.

Paul Savard
Paul Savard
26 jours

non à la location à court terme , ça affecte la qualité de vie des citoyens . Qui a envie
de vivre avec des voisins bruyants qui changent à chaque week-end .