Lac Magog: Sainte-Catherine-de-Hatley dit non à une station de lavage mobile

Par Pierre-Olivier Girard
Lac Magog: Sainte-Catherine-de-Hatley dit non à une station de lavage mobile
Le lac Magog est partagé entre trois municipalités, soit Saint-Catherine-de-Hatley, Magog et Sherbrooke. (Photo : Le Reflet du Lac – Patrick Trudeau)

ENVIRONNEMENT. L’Association de protection du lac Magog (APLM) digère mal la récente décision du conseil municipal de Sainte-Catherine-de-Hatley qui a refusé, contrairement aux années passées, l’installation d’une station mobile de lavage pour les embarcations au parc Monseigneur-Vel.

La présidente de l’organisme, Joanne Sarrasin, affirme qu’elle et ses membres sont choqués par ce volte-face des élus face à leur demande. Celle-ci visait à obtenir l’autorisation et conséquemment, un appui financier pour louer une station de lavage mobile, qui aurait été installée quelques jours durant l’été au parc Monseigneur-Vel.

Ce lieu est la seule rampe municipale de mise à l’eau au lac Magog dans la municipalité. «Ce refus m’a complètement jetée à terre, car il envoie comme signal que la Municipalité ne considère pas que le lavage des bateaux est important, déplore Joanne Sarrasin. Pourtant, on n’est qu’au début d’un long combat pour protéger notre lac contre les plantes aquatiques envahissantes, comme le myriophylle à épis et la moule zébrée. Et la station mobile est un geste parmi tant d’autres pour y arriver.»

Cette dernière soutient que les coûts pour louer l’équipement sont estimés à 2000 $. Mais Mme Sarrasin précise que le refus va au-delà de l’aspect financier, car l’APLM n’a pas la permission d’installer une station mobile par sa propre initiative. «On a l’impression que Sainte-Catherine-de-Hatley se préoccupe plus du lac Massawippi que du lac Magog, qui se trouve au pied de son hôtel de ville», affirme la présidente.

«Tout le monde sait que malgré un système de clés réservées aux résidents, l’accès à la rampe au parc Monseigneur-Vel est souvent très problématique. Il n’y a pas de surveillance et bien des gens de l’extérieur réussissent à l’utiliser. On a là une situation déplorable pour laquelle on ne devrait pas fermer les yeux de la sorte, bien au contraire.»

 

Un refus pour cesser la confusion

Le maire de Sainte-Catherine-de-Hatley, Jacques Demers, ne cache pas que cette décision a suscité de vifs débats entre les conseillers municipaux. Il explique que l’idée derrière ce refus est plutôt d’inviter les plaisanciers à se rendre à la descente de Deauville (Sherbrooke), où une station permanente a été aménagée. «Le fait d’avoir une station mobile seulement quelques jours par été, au parc Monseigneur-Vel, créait des frustrations chez les propriétaires d’embarcation, qui ne savaient pas s’ils allaient pouvoir ou non laver leur bateau sur place. En les redirigeant automatiquement à Sherbrooke, on met un terme à la confusion et on s’assure d’une meilleure collaboration de leur part.»

Celui qui est également préfet de la MRC de Memphrémagog considère que le parc Monseigneur-Vel n’est pas adéquatement aménagé pour accueillir une station mobile, notamment des bassins de décantation des eaux de lavage. Jacques Demers précise d’ailleurs qu’il n’est pas dans l’intention de la Municipalité d’installer une station permanente à cet endroit.

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