La présence des chiens ne fait pas le bonheur de tous au parc national du Mont-Orford

Par Dany Jacques
La présence des chiens ne fait pas le bonheur de tous au parc national du Mont-Orford
La direction du parc Orford espère la collaboration de tous et le respect des règles pour maintenir la permission des chiens. (Photo : Gracieuseté - SÉPAQ)

NATURE. Les chiens ne sont autorisés que depuis moins de six semaines, mais la direction du parc national du Mont-Orford constate déjà que l’expérience n’est pas encore un succès.

«Nous sommes en période d’adaptation et on demande la collaboration de tous pour conserver cette permission», prévient la directrice Brigitte Marchand.

Le parc croyait bien faire en créant des zones clairement dédiées à la présence de chiens dans ses campings, tout en indiquant clairement sur des cartes les endroits où les chiens sont acceptés dans les sentiers de randonnée. Les chiens sont également interdits sur les plages des lacs Stukely et Fraser, à l’exception d’un petit endroit où Fido peut aller se rafraîchir à proximité.

«Nous visons un respect des règles dans une proportion de 90%, mais nous ne l’avons pas encore atteint, constate Mme Marchand avec déception. Le taux de délinquance est même trop élevé dans nos entrées secondaires, là où nous n’avons aucun employé pour contrôler les accès.»

Selon la directrice, environ une personne sur deux ne respecte pas les règles aux sentiers du Ruisseau-David (mont Chauve et route 220) et du Ruisseau-des-Chênes (lac Orford et route 112). «Si ça ne s’améliore pas, on devra modifier notre règlement ou même interdire de nouveau la présence des chiens dans tout le parc», déplore-t-elle.

Mme Marchand rappelle aux propriétaires de chiens qu’ils sont encore trop nombreux à promener leur animal sans laisse, tandis que d’autres balancent leur sac d’excréments dans la forêt.

Les principales règles d’encadrement sont une présence uniquement dans les zones autorisées, un chien tenu en laisse (maximum de 3 mètres) et sous surveillance en tout temps et le ramassage des excréments. S’ajoute une interdiction totale de chien qui aboie, hurle ou qui nuit à la quiétude et à la sécurité des usagers et visiteurs du parc.

Toute personne qui contrevient à l’une ou l’autre de ces règles s’expose à recevoir un constat d’infraction ou à devoir quitter ce territoire public. L’amende en lien avec le non-respect des règles encadrant l’accès aux chiens est de 85 $ pour une première offense.

Tout juste sous la barre des 700 000 visiteurs

Le parc national du Mont-Orford amorce la saison estivale en force avec de nouvelles statistiques d’achalandage. En date de mars 2019, la fréquentation des douze derniers mois s’élevait à 696 000 personnes, comparativement à 610 000 l’année précédente. Il s’agit d’une hausse de 12,7%.

«Nous sommes en croissance depuis cinq ans grâce à nos investissements, à la modernisation de nos installations et à la qualité de notre offre», assure la directrice Brigitte Marchand.

En regroupant les activités de ski et de golf au Mont-Orford, ainsi que les activités à Jouvence et à Orford Musique, le parc national du Mont-Orford atteint facilement son million de visiteurs part année.

Un parc de plus en plus écolo

Déjà consciente de l’importance de la préservation de l’environnement, le parc Orford accélère son virage écologique en retirant 85% des bouteilles d’eau en plastique offertes dans ses centres de services. Selon Mme Marchand, les boutiques du parc proposent de plus en plus des produits locaux et les comptoirs alimentaires s’équipent davantage de vaisselle compostable.

Un projet-pilote de valorisation des matières putrescibles des restaurants du parc est également sous la loupe du parc, en collaboration avec la Municipalité du Canton d’Orford.

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Stéfanie Lacasse
Stéfanie Lacasse
3 années

Si je veux randonner avec ma chienne où dois-je me rendre pour commencer ma randonnée? Que ce soit identifié clairement.

Hélène
Hélène
3 années

Avant même que la SEPAQ autorise dans certains sentiers l’accès aux chiens, plusieurs usagers le faisaient déjà et se sentaient bien à l’aise de le faire. Il y aura toujours des gens pour contrevenir aux règles et qui n’en font qu’à leur tête et qui ne se soucient pas des autres usagers…malheureusement! J’aime beaucoup les chiens, lorsqu’ils sont bien éduqués et leurs propriétaires aussi 😉

De VINCENT
De VINCENT
3 années

Les chiens doivent toujours étre. E.n laisse moi j,ai peur des chiens et on peut pas savoir ce que un. Chiens pense et ne doit pas perturber la tranquillité la paix la PAIX dans les PARcC.

Merci de votre compréhension

Manon Leclerc
Manon Leclerc
3 années

J’ai moi même un chien et je me réjouis que l’on puisse avoir accès aux sentiers SEPAQ. Je crois être un humain responsable et soucieux des règlements et je trouverais dommage qu’on perde ces accès à cause de contrevenants qui de toute façon risque de continuer à y aller même si interdit.

Fanny
Fanny
3 années

Étant propriétaire de deux chiens, j’apprécie cette ouverture et ce privilège qu’on n’a de pouvoir traîner nos pitous en randonnée! Je suis d’avis qu’avec des privilèges vient des responsabilités que nous devons assumer et ça serait dommage de voir la fin de ce bel élan à cause de ces transgressions… En espérant que le bilan s’ameliore et que l’on puisse poursuivre ainsi!!

Guy NNat Latuque
Guy NNat Latuque
3 années

Plusieurs croient que »jouer le jeu » est ce qui conduira à la levée de l’interdiction des chiens dans les parcs et la pérennité de cette politique. Par là, je veux dire respecter les règlements, même ceux avec lesquels on est pas à l’aise.

Se soumettre aux diktats, »faire ses preuves », et ainsi prêcher par l’exemple, est certainement la voie à suivre pour bien du monde.

Mais, c’est bien naïf .

Moi, personnellement, je ne crois pas à la bonne foi de la SÉPAQ: Le petit pas en avant est bien trop timide pour croire que la volonté de changement est sincère.

Et, ce qui me dérange, c’est que la SÉPAQ fait ses règlements de façon unilatérale et inflexible. Elle impose des règlements qui parfois n’ont pas d’allure et t’attend dans le détour pour te tomber dessus à la moindre incartade.

Un exemple: AUCUNE possibilité de faire baigner son chien à Oka**. Comment peut-on résister à l’appel de l’eau ? Et c’est de la cruauté de refuser la baignade à un chien, canicule ou pas. Notre bon jugement nous dit que « ce qui est juste » prime sur « ce qui est permis ou pas ». Surtout si cela concerne le bien-être de nos joyeux compagnons à 4 pattes.

Il va de soi que les règlements « pas d’allure » sont une incitation à la délinquance. Mais c’est peut-être là, le plan machiavélique de la SÉPAQ.

Les crottes aussi. Ne me faites pas croire que les crottes, si elles sont disposées hors de la vue (c’est-à-dire hors de la trail) dérangent vraiment. Sur ce point encore, la SÉPAQ a la vérité absolue**** et est « infaillible ». Toute dérogation sera sanctionnée. Et pas seulement le délinquant qui sera puni, mais tous les autres…

La SÉPAQ est le maitre du jeu…ok, mais peut-on se questionner sur son impartilité? Et si le jeu était arrangé d’avance? Truqué?

Un des conseils de Machiavel, c’est de ne jamais dire NON. A la place, vaut mieux dire OUI mais à telle condition (et choisir une condition qui ne se réalisera jamais)

Ainsi, la SÉPAQ n’a pas dit NON à la présence des chiens… ils ont dit OUI à la condition que tous ses règlements soient respectés par tous (ce qui n’est pas et ne sera jamais possible)

__________________________

** Il y a 10 km de rivage dans les limites du parc d’Oka, mais aucun spot où les chiens sont permis sur le bord de l’eau (pourquoi donc?)

**** à savoir, la SÉPAQ demande que « les crottes de chiens doivent être ramassées et disposées dans une poubelle ». Mais pas celles des humains.