La nouvelle École alternative Memphrémagog bientôt prête à accueilir les élèves

Par Pierre-Olivier Girard
La nouvelle École alternative Memphrémagog bientôt prête à accueilir les élèves
La nouvelle École alternative publique de Memphrémagog est située au coin des rues Sherbrooke et Jean-Paul II. (Photo : Le Reflet du Lac - Pierre-Olivier Girard)

MAGOG.  La patience des élèves et du personnnel de la nouvelle École alternative publique de Memphrémagog sera bientôt récompensée puisqu’ils pourront découvrir le nouvel établissement magogois au cours des prochaines semaines.

Relocalisés temporairement à l’école Saint-Jean-Bosco depuis le début de l’année scolaire, la soixantaine d’étudiants et les membres du personnel pourront intégrer le bâtiment de l’ancienne Relance à la fin octobre ou au plus tard au début novembre.

Comme l’explique le directeur du service des ressources matérielles au Centre de services scolaire des Sommets, Maxime Ferland, le vaste chantier de 5,4 M$ qui a débuté en début 2022 avance à bon train. «Les ouvrages extérieurs sont en majorité complétés, tout comme le deuxième étage de l’édifice. Actuellement, les travailleurs sont concentrés au rez-de-chaussée et au sous-sol et lors de l’intégration, certains travaux se poursuivront en présence des élèves, comme ce fut le cas pour les chantiers à Deux-Soleils et Saint-Pie-X», explique M. Ferland.

Initialement prévue en août dernier, la fin des travaux a été retardée par différents facteurs, dont d’importants délais de livraison pour des éléments charnières comme la quincaillerie de portes. «Nous avons aussi fait des choix verts en optant pour la géothermie plutôt qu’un système de chauffage habituel. En termes d’installation et de forages de puits, cela a nécessité plus de temps que prévu», ajoute-t-il.

L’ancienne Relance aux oubliettes

Chose certaine, les gens qui ont déjà fréquenté l’ancien pavillon de La Relance perdront tous leurs repères lorsqu’ils découvriront les résultats de cette refonte complète. L’ancienne salle commune a été transformée en gymnase, l’environnement est plus contemporain avec davantage de luminosité et les classes sont aménagées à aire ouverte avec des tables partagées plutôt que des pupitres individuels.

«Le gymnase est plus petit que les standards habituels. Mais en étant axé sur le plein air, beaucoup de temps d’enseignement se passe à l’extérieur, beau temps, mauvais temps, affirme le directeur de l’École, Marc-Antoine Mauzerolle. Initialement, il était prévu que les enfants sortent au moins trois fois par semaine minimalement. Mais depuis le début de l’année, c’est davantage une à deux fois par jour d’enseignement extérieur, en plus des récréations.»

Si l’intérêt continue d’être au rendez-vous, le plan de match de l’École alternative publique de Memphrémgaog est d’ajouter une nouvelle classe par année. En ce moment, elles sont au nombre de quatre, dont une de niveau préscolaire. «Nous recevons déjà des appels de parents qui s’informent alors que le processus d’inscription se fera seulement à la fin novembre, pour l’année scolaire 2023-2024. L’intérêt est au-delà de nos attentes pour le moment, mais reste à voir s’il se maintiendra pour les prochaines années», soutient M. Mauzerolle, en précisant que la sélection des élèves se fait par tirage au sort.

Pas une approche miraculeuse

Même si l’approche alternative peut répondre aux besoins de plusieurs élèves, le directeur est d’avis que ce type d’éducation ne peut, à l’inverse, correspondre aux besoins de certains jeunes ou encore à leur famille. «Cette pédagogie demande un investissement en temps pour les parents qui est différent de l’école plus traditionnelle. Ce n’est peut-être pas fait pour les familles qui sont déjà ultra-occupées.»

«L’alternatif, c’est surtout une question de posture et de philosophie. Ce n’est pas la recette magique qui va sauver un enfant en difficulté. On a des enfants en difficulté comme dans tous les autres milieux. Ce n’est pas un environnement parfait qui va faire que c’est une école meilleure que les autres. On atteint le même objectif; le chemin est juste différent», conclut Marc-Antoine Mauzerolle. 

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