Kanwal passe en mode relance

Par Dany Jacques
Kanwal passe en mode relance
Tout laisse croire que les 60 emplois seront maintenus dans l’entreprise Kanwal, qui demeure à la recherche active de nouveaux travailleurs. (Photo : Le Reflet du Lac/Archives – Dany Jacques)

ÉCONOMIE. La lumière pointe au bout du tunnel pour Kanwal après presque un an d’incertitude, puisque cette entreprise magogoise s’était placée sous la protection de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité en juillet 2020.

Les opérations se poursuivraient et la soixantaine d’emplois seraient maintenus grâce à l’arrivée d’un nouvel acheteur dont l’identité n’est pas encore dévoilée.

Le porte-parole de ce dossier géré par le séquestre officiel PricewaterhouseCoopers, Philippe Jordan, croit que le Tribunal entérinera la transaction d’ici quelques semaines. «On a trouvé des gens prêts à relancer l’entreprise, spécifie-t-il. Il ne reste que des détails à ficeler et quelques conditions à remplir.»

Jordan indique qu’il s’agit d’une bonne nouvelle pour Magog, qui conserve les emplois, mais qui évite une fermeture ou une faillite. «Kanwal passe en mode relance», annonce-t-il, après de longs mois de recherches de partenaires financiers.

Quant au remboursement des 167 créanciers, ce volet sera fixé une fois la transaction finalisée. Les créanciers garantis pourraient obtenir un remboursement, mais pas les petits créanciers ordinaires.

Selon les documents de l’an dernier déposés à la Cour supérieure, le passif total de ce fabricant de pièces automobile s’élevait à 19,2 M$. 75% de cette somme était destinée aux créanciers garantis, dont 9 M$ à la First West Capital Loan (Colombie-Britannique) et 4 M$ à la Banque de Montréal.

Kanwal fabrique des bandes d’étanchéité pour les secteurs automobile, camions lourds et aéronautique, ainsi que des garde-boues en caoutchouc.

Jordan mentionne que la famille Kanwal a démissionné de l’administration et de la direction de l’entreprise. Il a refusé d’indiquer si un de ces anciens dirigeants était impliqué dans la relance de la compagnie. M. Jordan préfère obtenir l’aval du Tribunal avant d’identifier les nouveaux acheteurs sur la place publique.

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