Élections Magog: Qui est la femme derrière la politicienne?

Par Dany Jacques
Élections Magog: Qui est la femme derrière la politicienne?
Les candidates à la mairie de Magog: Nathalie Pelletier et Nathalie Bélanger. (Photo : Photo Le Reflet du Lac - Dany Jacques)

Le Reflet du Lac a rencontré les deux candidates à la mairie de Magog, Nathalie Bélanger et Nathalie Pelletier, pour apprendre à les connaître davantage sur le plan humain. On vous présente le résultat de ces entrevues, en espérant aider nos lecteurs à peaufiner leur choix en vue des élections municipales du 7 novembre prochain.

 

Vous êtes née dans quelle ville?

Nathalie Bélanger: Magog

Nathalie Pelletier: Magog

 

Votre âge?

N. Bélanger: 51 ans

N. Pelletier: 46 ans

 

Vous habitez Magog depuis quand?

N. Bélanger: Depuis ma naissance et j’ai été adoptée à l’âge d’un mois.

N. Pelletier: Native de Magog et de retour depuis 16 ans à temps complet, mais j’ai aussi habité Varennes et Drummondville.

 

Qui est votre conjoint?

N. Bélanger: Martin Roy

N. Pelletier: Frédéric Bahl

 

Vous avez combien d’enfants?

N. Bélanger: Karïann (30 ans), Philippe (26 ans) et Jasmin (25 ans). Daphnée est décédée dans un accident de voiture en 1993 à l’âge de 15 mois.

N. Pelletier: Gregory (19 ans), Jeremy (17 ans) et Malaury (16 ans).

 

Votre famille jouera quel rôle pendant la campagne?

N. Bélanger: Mes enfants et mon conjoint jouent un grand rôle dans l’organisation et les pancartes. Ma fille est très impliquée grâce à son récent BAC en science politique.

N. Pelletier: Ce sera plus du soutien moral, car mes trois hommes ne peuvent s’impliquer en raison de leur travail (enquêteur à la SQ) et de leurs études (Collège militaire royal de Saint-Jean).

 

Quel est votre parcours scolaire et professionnel et politique?

  • N. Bélanger: Agent de bureau, secrétariat et comptabilité à La Ruche (DEP).
  • Autre cours comptabilité et secrétariat en soirée et le week-end.
  • Certificat universitaire en gestion des organisations à titre de directrice de la Maison de la famille.
  • Service à la clientèle au Zellers, services affaires et résidentiels chez Bell Canada, firme de courtages FMD et la Maison de la famille Memphrémagog depuis 20 ans, dont 15 ans comme directrice.
  • Conseillère municipale à Magog depuis 2009.
  • Présidente de la Fédération québécoise des organismes communautaires Famille durant six ans.
  • N. Pelletier: DEC en sciences administratives, BAC en enseignement préscolaire et primaire et Certificat universitaire en psycho-gérontologie.
  • Préposé aux bénéficiaires à l’Accueil Notre-Dame, à la résidence Sainte-Marguerite et à Drummondville pendant environ sept ans.
  • Enseignante à Drummondville et dans la région de Granby.
  • Conseillère municipale à Magog depuis 2009.

Vous avez gagné contre qui depuis 12 ans lors des trois précédentes élections?

N. Bélanger: Gilles Robinson en 2009, Sébastien Bélair et Steeve Cloutier en 2013 et Rock Gaudreau en 2017.

N. Pelletier: Serge Gosselin en 2009, Patrick Mahony en 2013 et Jean-Guy Gingras en 2017.

 

Quel est votre emploi actuellement?

N. Bélanger: Directrice générale à la Maison de la famille.

N. Pelletier: Enseignante au Centre de services scolaire du Val-des-Cerfs (région de Granby).

 

Allez-vous le quitter si vous êtes élue?

N. Bélanger: Oui, car j’offrirai seulement un soutien pour la transition pour la gestion des finances. Je ne serai plus directrice pour éviter les apparences de conflit d’intérêts.

N. Pelletier: Oui. Même si j’adore enseigner, je préfère encore plus servir la communauté.

 

Reprendrez-vous votre emploi si vous perdez les élections?

N. Bélanger: Oui.

N. Pelletier: Oui.

 

Vous conduisez quelle voiture?

N. Bélanger: Toyota Corolla.

N. Pelletier: Toyota Sienna.

 

Quel est votre loisir favori?

N. Bélanger: Lecture et des bons films.

N. Pelletier: Les sports en général, comme le triathlon l’été ainsi que la randonnée alpine et le fatbike l’hiver.

 

Votre source d’inspiration?

N. Bélanger: Le désir d’accomplir plein de choses.

N. Pelletier: La communauté.

 

Votre talent caché?

N. Bélanger: Je carbure à la pression et au défi. Je suis à la fois humble et à l’écoute, tout en ayant beaucoup de caractère.

N. Pelletier: La polyvalence et l’endurance dans les sports. Je m’entraîne quotidiennement, parfois avec deux disciplines la même journée. Je suis aussi une femme authentique avec beaucoup de caractère, même si ça ne parait pas toujours. Je suis énergique et une grande travaillante. J’aime défendre mes points de vue avec ardeur, avec des faits, et ce, dans dénigrer personne et sans chercher la chicane.

 

Quel est le plus bel endroit à Magog selon vous?

N. Bélanger: Le parc de la Baie-de-Magog.

N. Pelletier: Le parc de la Baie-de-Magog et les sentiers du Marais.

 

Quel est le petit trésor caché à découvrir à Magog?

N. Bélanger: Les sentiers du Marais.

N. Pelletier: Les plages Cabana et des Cantons.

 

Pourquoi faites-vous de la politique?

N. Bélanger : Pour faire bouger des choses et mettre à profit mes idées et mes valeurs.

N. Pelletier: C’est en moi et ça me passionne. J’ai peut-être des gênes de mon grand-père Ernest Simard, qui a déjà été maire de Magog dans les années 1950 et 1960. J’adore servir la communauté et bien représenter la population. Je fais de la politique par intérêt et par conviction.

 

Pourquoi du municipal plutôt que du provincial ou fédéral?

N. Bélanger: Le municipal est le gouvernement qui est le plus près des citoyens grâce à la proximité et le contact direct avec les gens. Je crois que c’est au municipal où l’on peut s’épanouir le plus sans avoir de ligne de partie à respecter.

N. Pelletier: Il s’agit d’un palier plus près des gens avec plus de pouvoir de changer les choses. J’adore les contacts directs et les changements visibles.

 

Quand avez-vous décidé de vous présenter à la mairie?

N. Bélanger: Les gens me voyaient comme la relève depuis les dernières élections, mais ça ne faisait pas du tout partie de mon plan de carrière à ce moment. Cela a germé un peu plus à l’été 2020 pour me décider officiellement en septembre 2020 à mes 50 ans, car je crois avoir les qualifications pour y aller. Il faut parfois embarquer dans le train lorsqu’il passe. J’ai toujours dit que je quitterais mon poste de conseillère quand j’y serai trop confortable. Je n’aurais toutefois pas affronté Vicki-May Hamm à la mairie.

N. Pelletier: Denise Poulin-Marcotte me voyait déjà mairesse à mon premier mandat, mais l’intérêt s’est plutôt installé lentement et plus tard. J’ai ouvert cette porte au début 2019 pendant que je dirigeais l’important comité de revitalisation du centre-ville. J’aurais postulé à la mairie même contre Vicki-May Hamm.

 

Votre idole en politique, au pays ou dans le monde?

N. Bélanger: Vicki-May Hamm car j’admire sa facilité de compréhension et d’analyse, ainsi que sa détermination.

N. Pelletier: Barack Obama pour sa capacité à rassembler sans dénigrer, tout en étant le premier homme noir à présider les États-Unis.

 

La prochaine mairesse de Magog devrait gagner plus d’argent, ou conserver le même salaire?

N. Bélanger: Même salaire.

N. Pelletier: Même salaire.

 

Quels sont vos accomplissements professionnels et politiques dont vous êtes le plus fier?

N. Bélanger: La santé financière de mon bébé, soit le Maison de la famille, et la sécurité autour des écoles avec l’investissement de 2 M$.

N. Pelletier: Avoir livré le nouveau centre-ville sans délai ni coût supplémentaire. Mais je n’étais pas seule dans ce comité.

 

Votre vision pour Magog dans 10 ans et dans 25 ans?

N. Bélanger: Une Magog attractive qui se développe, une ville qui garde ses enfants pour qu’ils y habitent avec de bons emplois, tout en conservant son écologie. Il faudra cependant s’attaquer aux prix des loyers et des maisons pour éviter l’exode des jeunes. Il faut collaborer avec le milieu communautaire et des affaires dans ce dossier, tout en évitant le clivage avec les nouveaux arrivants et la population d’ici.

N. Pelletier: Nous devons développer de façon cohérente en conjuguant la pression immobilière, mais pas à n’importe quel prix. Ça prend de l’encadrement. Dans dix ans, je vois une ville dynamique et prospère sans avoir perdu son cachet ni son identité.

Renouveler les générations en conservant les retraités, mais il faut aussi préparer l’avenir de nos jeunes avec de bons emplois à l’année et avec des loyers et des maisons abordables. C’est maintenant qu’il faut s’y préparer pour éviter d’avoir une ville avec presque une seule génération plus âgée et mieux nantie.

 

Dans quel ordre placez-vous vos priorités concernant l’environnement, l’économie, le communautaire, la culture et l’emploi?

N. Bélanger: Environnement qui englobe tous les secteurs (1), communautaire (2), emploi (3), culture (4) et économie (5e car ce secteur va bien).

N. Pelletier: Environnement (1), économie et emploi (2), communautaire (3) et culture (4).

 

Quel est le premier dossier à régler dès le 8 novembre?

N. Bélanger: Solutionner la pénurie de médecins, résoudre la pénurie de main d’œuvre et créer des logements sociaux.

N. Pelletier: Finaliser la révision du plan d’urbanisme, afin de mieux définir nos projets et nos orientations pour les prochaines années.

 

 

 

 

 

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