Complexe deux glaces à La Ruche: une soirée d’information marquée par des questions et des félicitations

Par Pierre-Olivier Girard
Complexe deux glaces à La Ruche: une soirée d’information marquée par des questions et des félicitations
Le futur complexe deux glaces à La Ruche sera grandement inspiré du Complexe Thibault GM à Sherbrooke. (Photo : (Photo gracieuseté))

Le projet de complexe deux glaces à La Ruche, qui a récemment fait l’objet d’une visite-éclair du premier ministre François Legault, a été expliqué en long et en large le 19 mai dernier, lors d’une séance d’information organisée à l’initiative de la Ville de Magog.

Plusieurs acteurs-clés étaient réunis à l’hôtel de ville pour l’occasion, dont la mairesse Nathalie Pelletier, le préfet de la MRC de Memphrémagog, Jacques Demers, la directrice générale du Centre de services scolaire des Sommets, Édith Pelletier, et le président de l’OBNL Aréna Memphrémagog, Jean-Guy Gingras. Ce dernier a d’ailleurs été le maître d’oeuvre de la présentation, en rappelant qu’un comité travaille sur ce projet depuis 2013. «On a visité six arénas récemment construits pour comprendre le fonctionnement, voir ce qui se faisait de mieux et ne pas répéter certaines erreurs. Pour nous, le complexe Thibault GM à Sherbrooke est exactement le type d’infrastructure qui répond à nos besoins. Jocelyn Thibault nous a même grandement aidés dans notre démarche en nous donnant les plans de construction et tous leurs chiffres depuis la première année d’opération.»

ASSEZ DE STATIONNEMENTS?

Interrogé sur la problématique potentielle d’un manque de stationnements, si deux événements majeurs se tiennent simultanément au centre sportif et dans le futur aréna, M. Gingras a fait savoir que l’ajout de 250 nouvelles cases – pour un total de 630 – devrait être suffisant. «L’avantage est que les heures d’activités de l’école et de l’aréna sont à des moments différents de la journée. De plus, nous essaierons de synchroniser nos calendriers respectifs pour ne pas tenir deux événements d’envergure au même moment.»

Le président a aussi précisé que les résidents demeurant sur les rues du Cimetière et Chamberland n’ont pas à craindre l’aménagement d’une nouvelle voie d’accès dans leur secteur. Un scénario qui a déjà été analysé il y a quelques années, mais qui n’est plus dans les plans de l’OBNL.

LE MEILLEUR EMPLACEMENT MALGRÉ LES ARBRES COUPÉS

Le choix de l’emplacement du futur complexe, qui nécessitera le coupe d’environ 14 000 mètres carrés d’un boisé, a de nouveau été critiqué par le citoyen Alain Millette. Ce dernier ne comprend toujours pas pourquoi les responsables «s’entêtent» à le faire dans le boisé alors qu’une section «vacante» se trouve en façade de l’établissement scolaire. À ce sujet, M. Gingras a fait savoir que la superficie d’arbres coupés ne représente que 10% de la superficie totale du boisé et qu’à son avis, il s’agit du meilleur emplacement disponible sur le site. «Nous replanterons tous les arbres qui seront coupés. Notre intention est aussi de s’entourer de spécialistes afin qu’ils nous proposent les meilleures pratiques écoresponsables existantes dans les arénas du Québec.»

Questionné sur un éventuel dépassement de coûts , M. Gingras a fait savoir que plusieurs scénarios sont sur la table. «En plus des deux glaces du complexe, nous avons prévu installer une demi-glace comme au Complexe Thibault. Toutefois, celle-ci sera en option selon les soumissions. On est aussi en discussion avec un partenaire d’envergure qui pourra nous aider financièrement, au besoin. Chose certaine, le conseil d’administration de l’OBNL devra négocier serré pour s’assurer de rentrer dans le budget de 35 M$», soutient M. Gingras.

PLUS DE FÉLICITATIONS QUE DE CRITIQUES

De son côté, la mairesse Pelletier a fait une démonstration détaillée à l’aide de chiffres pour expliquer les avantages de ce projet pour les contribuables. Elle a rappelé que les subventions gouvernementales de 18,5 M$ ont été accordées en raison du concept «régional» du projet. Selon elle, une simple mise aux normes de l’aréna actuel n’aurait pas obtenu autant de financement des gouvernements. Elle a aussi rappelé que malgré le fait que Magog s’engage à payer entre 800 000 $ et 900 000 $ en heures de glace annuellement, elle économisera d’importants montants annuellement en n’étant plus responsable des opérations courantes. 

Par ailleurs, quelques citoyens ont profité de cette séance pour féliciter la Municipalité pour son travail de même que M. Gingras. «Souvent, je suis critique dans mes commentaires sur des projets, car je ne vois pas où est l’intérêt pour l’ensemble des citoyens. Mais pour ce projet, je dis bravo. Et je vous remercie, M. Gingras, d’avoir persévéré. Je pense que bien des gens auraient lâché en cours de route. Vous avez tenu ce projet-là à bout de bras et je pense que tous les Magogois vont s’en réjouir», a exprimé Alain Albert, un habitué des assemblées publiques. 

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