Aucune urgence de retirer le crucifix de la salle du conseil à Magog

Par Pierre-Olivier Girard
Aucune urgence de retirer le crucifix de la salle du conseil à Magog
Le crucifix dans la salle du conseil (à droite sur la photo) est installé tout près d'une porte, donnant accès à la salle des comités pléniers. (Photo : Le Reflet du Lac – Pierre-Olivier Girard)

MAGOG. À moins que des demandes citoyennes soient faites en ce sens, la mairesse de Magog, Vicki-May Hamm, ne voit pas la pertinence à l’heure actuelle de retirer le crucifix de la salle du conseil.

Malgré le nouveau projet de loi sur la laïcité du gouvernement Legault et sa décision d’enlever le crucifix du Salon bleu de l’Assemblée nationale, Vicki-May Hamm est d’avis que ce dossier est loin d’être une priorité, à l’échelle municipale.

À son avis, le crucifix risque de demeurer à son emplacement actuel. «Personnellement, je trouve que notre crucifix est épuré, stylisé et surtout très discret. Il n’est aucunement provocateur. À mes yeux, il est davantage un symbole historique et culturel plutôt qu’une référence à la religion», soutient la politicienne.

Cette dernière rappelle que les prières sont interdites lors des assemblées publiques depuis quelques années, tout comme les moments de silence qui les ont remplacées. «Il n’y a pas urgence en la demeure pour s’attarder à la question du crucifix à Magog. Mais si des élus ou des citoyens veulent en parler, nous les écouterons», assure-t-elle.

En ce qui concerne le projet de loi sur la laïcité, Vicki-May Hamm avoue n’avoir lu que les grandes lignes. Elle souligne tout de même le courage politique du gouvernement de s’attaquer à un dossier aussi émotif. «Est-ce que le projet de loi va trop loin à certains égards? Peut-être. Mais en même temps, la ligne est vraiment très difficile à tracer. Peu importe ce que le gouvernement va décider, il y aura des mécontents. Mais pour une question d’équité entre tous les citoyens, je pense que c’est un pas dans la bonne direction», conclut la première magistrate.

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Manon Tanguay
Manon Tanguay
3 années

Si le gouvernement n’est pas capable de porter ses culottes devant les demandes ridicules de ceux qui viennent de d’autres pays , nous dictée ce que l’on doit faire ou pas faire! Nous on doit respecter leurs cultures et pas eux!!!! Nos coutumes et nos croyances, pas touche les immigrés! Si vous n’êtes pas content retournez chez vous! J’espère que notre mairesse va décider de faire front à cette demande qui. Est en soit complètement ridicule! Déjà que les coutumes de Noël ont changé dans les écoles…..