Déchets au sud du Memphré: des Américains sont également inquiets

Déchets au sud du Memphré: des Américains sont également inquiets

Quelques groupes écologistes et politiciens tenteront de compromettre l’agrandissement du dépotoir de Coventry, le 22 janvier au Vermont.

Crédit photo : (Photo Le Reflet du Lac/Archives – Vincent Cliche)

DÉCHETS. Il n’y a pas que les milieux politique et environnemental estriens qui s’inquiètent devant l’agrandissement possible du site d’enfouissement des déchets à Coventry, un établissement situé à quelques kilomètres à peine de Newport et du lac Memphrémagog.

Du côté américain, l’organisme DUMP (pour Don’t Undermine Memphremagog’s Purity) monte aussi aux barricades pour démontrer que le dépotoir de Coventry comporte, selon lui, un haut degré de risque pour les citoyens de la région.

Tout comme la MRC de Memphrémagog, le groupe Memphrémagog Concervation Inc. (MCI) et le député d’Orford Gilles Bélanger, les militants de DUMP tenteront de renverser la vapeur lors d’une audience devant une commission environnementale du Vermont, le 22 janvier.

L’organisation américaine y remettra en question la qualité du gestionnaire en matière de gestion des déchets de la part de la compagnie Casella. «L’entreprise cumule 40 années d’expérience dans la gestion des déchets et opère 111 points de services. Mais jusqu’à maintenant, malgré toutes cette expérience et ces ressources, Casella a échoué dans sa tentative de résoudre ses problèmes ici au Vermont, comme à d’autres adresses lui appartenant», lit-on.

DUMP réclame l’adoption de mesures modernes et plus écologiques dans la gestion des déchets, plutôt que de créer un «monstrueux dépotoir».

DUMP exige même la fermeture du site d’enfouissement, car selon ses militants, les preuves accumulées jusqu’à maintenant permettent de prendre cette décision.

On a tenté d’obtenir des commentaires de la part de la compagnie au cours des dernières semaines, mais sans succès.

Quant aux porte-paroles estriens, ils tenteront de convaincre les commissaires que l’autorisation d’agrandir représente une mauvaise décision. La proximité du lac Memphrémagog, les risques de pollution de ce bassin d’eau potable pour quelque 150 000 personnes et l’efficacité jugée douteuse de l’usine d’épuration de Newport – qui traite le lixiviat du site Casella à Coventry – figurent parmi leurs arguments.

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