Régie de police de Memphrémagog: une transition dans la continuité pour le nouveau directeur Leblanc

Par Pierre-Olivier Girard
Régie de police de Memphrémagog: une transition dans la continuité pour le nouveau directeur Leblanc
Le nouveau directeur de police, Mario Leblanc, a fait son entrée à la Régie de police de Memphrémagog en 1994. (Photo : Le Reflet du Lac – Pierre-Olivier Girard)

SÉCURITÉ. Il ne faut pas s’attendre à beaucoup de bouleversements au sein de la Régie de police de Memphrémagog (RPM) avec l’arrivée prochaine du directeur Mario Leblanc, qui entrera en fonction à la fin octobre. Le nouveau patron entend diriger et poursuivre avec la même vision que son prédécesseur.

Il s’agit tout de même d’un défi professionnel des plus stimulants pour celui qui est natif de la région de Memphrémagog. De se retrouver à la tête du service policier, au sein duquel il travaille depuis 27 ans, est un défi qu’il entend relever au meilleur de ses capacités. «Quand j’ai accepté un poste à la direction il y a quelques années, c’était un peu dans mon plan de match de gravir les échelons en espérant me retrouver à la direction générale. Je savais que Guy Roy s’approchait de la retraite, mais il y a toujours la question de savoir si le conseil d’administration va choisir un candidat à l’interne ou à l’externe. On ne sait jamais tant que la décision n’est pas prise», affirme Mario Leblanc.

Ce dernier a touché bien des sphères du métier depuis son embauche comme policier en juin 1994. Il a passé huit ans comme patrouilleur avant de passer les 16 années suivantes aux enquêtes. Il a principalement été déployé sur des dossiers touchant les crimes à caractère sexuel. «Quand on travaille sur des enquêtes de ce type, on voit beaucoup de détresse humaine. Mais en même temps, on a vraiment l’impression de faire une différence. C’est ce qui m’a motivé à devenir policier et qui me motive encore aujourd’hui. Je veux que la RPM continue d’être là pour aider la communauté et la desservir.»

Le chef Leblanc se considère privilégié d’arriver dans un contexte aussi favorable. Selon lui, son organisation est en santé, le climat de travail est excellent et la RPM est respectée dans son milieu. «J’ai la chance de travailler au quotidien avec une super belle gang. Des gens passionnés qui ont leur métier à cœur, souligne-t-il. Et il y a un bon degré de satisfaction de la population à l’égard de la Régie. On ne pourra jamais faire l’unanimité et souvent, ceux qui critiquent sont ceux qui parlent le plus fort. Mais des bons coups et des témoignages positifs, on en reçoit aussi et ça fait toujours chaud au cœur.»

Parmi ses dossiers prioritaires, Mario Leblanc veut poursuivre la collaboration avec les autres corps policiers voisins. Il voit d’un bon œil un éventuel partage de ressources spécifiques avec le Service de police de Sherbrooke si les gains en efficacité et en coûts sont concluants. Le gestionnaire veut aussi travailler de concert avec les intervenants du CIUSSS de l’Estrie – CHUS, notamment pour les interventions en lien avec la santé mentale.

Le nouveau patron n’entend pas non plus faire de l’œil aux autres municipalités environnantes pour agrandir son territoire de couverture. «Ce n’est pas à moi, comme directeur, d’entreprendre ce genre de démarches. La demande doit venir avant tout d’une volonté politique. Mon rôle se limite à exécuter le mandat que les élus me confient», conclut celui qui complète actuellement une maîtrise en gestion des organisations en sécurité publique de l’Université du Québec à Trois-Rivières.

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