Une œuvre artistique pour embellir les «cicatrices» du Mont-Orford

Par Pierre-Olivier Girard
Une œuvre artistique pour embellir les «cicatrices» du Mont-Orford
La balançoire-sculpture, installée depuis le début septembre sur le versant Giroux, est déjà très populaire auprès des passants. (Photo : gracieuseté)

HORTICULTURE. Les racines d’un projet avant-gardiste ont été plantées tout récemment au Mont-Orford, avec l’apparition d’une balançoire-sculpture. Une première initiative qui est au cœur d’une longue démarche artistique, intitulée «Grand paysage – land art».

Ce projet à portée environnementale et esthétique est le fruit d’un «rêve un peu fou» de Fanie St-Michel et son équipe, de Conscience urbaine. L’idée est de transformer une piste de ski en une œuvre florale d’envergure. Celle-ci se trouvera au bas de la pente «Magnum», sur le versant Giroux.

En plus d’embellir ces lieux, cette création naturelle aura un effet significatif sur les insectes pollinisateurs et les monarques. «Notre travail consiste à transformer les cicatrices formées sur la montagne, par les pistes de ski, en plantant durant l’été des végétaux indigènes, explique Fanie St-Michel. Ultimement, l’idée est de créer une œuvre florale qui deviendra une signature, quelque chose d’unique comme le sont les mosaïcultures à Montréal ou encore les tulipes à Ottawa.»

Il faudra temps, patience et beaucoup de travail avant d’en arriver à une transformation concrète, puisque l’œuvre poussera progressivement d’elle-même à l’arrivée de chaque printemps. «Les visiteurs verront une évolution du processus artistique au fil des ans, explique le directrice générale et artistique de Conscience urbaine, en précisant que les activités hivernale n’auront aucun impact sur le résultat. Notre plan de match est de préparer le sol en 2021 et de débuter la plantation de végétaux l’été suivant. Notre matière première est vivante, alors on doit y aller à son rythme.»

«C’est quelque chose de jamais vu, alors on travaille sans aucune référence. C’est ce qui donne un peu le vertige, lance-t-elle à la blague. Mais le potentiel artistique de ce lieu, que j’affectionne depuis une dizaine d’années, est si extraordinaire que ce sera réellement très stimulant.»

 

Une balançoire comme première impression

Pour lancer officiellement le projet et s’introduire à la communauté, Conscience urbaine a installé tout récemment une balançoire-sculpture sur son futur terrain de jeu. «Ce premier geste s’inscrit parfaitement dans notre vision, soit celle de créer une expérience immersive et attractive tout en mettant en valeur la nature et la biodiversité entourant cette montagne», conclut Mme St-Michel.

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