Centre-ville de Magog: le projet du Groupe Custeau fait encore jaser

Par Pierre-Olivier Girard
Centre-ville de Magog: le projet du Groupe Custeau fait encore jaser
Voici à quoi pourrait ressembler le futur bâtiment du Groupe Custeau au centre-ville, avec les plus récentes modifications apportées à la demande du conseil municipal. (Photo : gracieuseté)

IMMOBILIER. Le bâtiment du Groupe Custeau au centre-ville de Magog a de nouveau fait jaser à l’hôtel de ville, lundi soir dernier. Cette fois-ci, ce n’est pas le look de la future bâtisse, mais bien le bail signé entre le promoteur et la Municipalité qui soulève des interrogations.

La Ville de Magog a rendu publics les détails de son entente avec le promoteur, en lien notamment avec la vente du terrain municipal de la rue Principale Ouest, sur lequel sera construit le bâtiment commercial et où logeait l’édifice Déragon

On y apprend notamment qu’environ 14 000 pieds carrés du futur espace sera loué à la Ville de Magog. Ces locaux serviront pour les activités de Magog Technopole, dans le but de les relouer à de nouvelles entreprises.

Le bail d’une durée de dix ans, inclut deux options de prolongation de cinq années chacune. Le prix annuel, basé sur un tarif de 18 $ du pied carré, se chiffre à environ 333 000 $. Toutefois, il faut préciser que la Ville se limitera à payer 275 000 $ de la facture totale, soit le montant égal à la subvention budgétée annuellement à Magog Technopole. Ce dernier devra donc assumer la différence.

Notons que la Ville peut, après cinq ans, mettre fin à son entente.

 

Une trop grande responsabilité

Le conseiller municipal Yvon Lamontagne a demandé le vote sur la question, lui qui a exprimé son désaccord. «Ce n’est pas le rôle et la responsabilité de la Municipalité de garantir la location de 14 000 pieds carrés à un promoteur pour les 10 à 20 prochaines années. Avec tout ce qui se passe avec la COVID, on ne sait même pas ce que nous réserve l’avenir», a-t-il affirmé, en précisant n’avoir rien contre le nouveau bâtiment, ni Magog Technopole.

À l’inverse, son collègue Samuel Côté a plutôt salué cette initiative qui contribuera, selon lui, à créer et maintenir des emplois de qualité à Magog. «En louant les locaux pour Magog Technopole, on leur offre un tarif beaucoup plus bas. Pour la Ville, ça ne coûte pas plus cher», a répliqué le jeune politicien.

Finalement, seul le conseiller Lamontagne a voté contre, si bien que la résolution a été adoptée à la majorité.

Toutefois, cette décision du conseil municipal est conditionnelle à l’approbation populaire, par la tenue d’un registre ouvert à l’ensemble de la population. En raison de la pandémie, les citoyens opposés à cette entente devront le faire par envoi postal. Ils auront 15 jours pour le faire, soit jusqu’au 9 octobre 2020 à 11h00.

Par ailleurs, notons que le Groupe Custeau a apporté des modifications visuelles à son bâtiment, à la demande du conseil municipal. Une corniche a entre autres été a ajoutée et le brique sera plus présente.

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L.O.
L.O.
24 jours

De grâce, ne faites pas de Magog un 2e Sherbrooke. Quel gâchis ce serait!

Nikos
Nikos
23 jours

It’s a shame that they are not rebuilding the beautiful building that was there before. No taste for history?

Paul
Paul
23 jours

Vraiment laid

JV
JV
23 jours
Répondre à  Paul

Magog est en train de devenir un 2e Sherbrooke. Quel gâchis!

Daniel Gagnon
Daniel Gagnon
20 jours

Pourquoi encore créer des édifices sans âme pour abriter des locaux vides, des locaux qu’on n’arrivera pas à louer? C’est triste de voir à quel point l’histoire et la valeur patrimoniale de notre ville de Magog foutent le camp avec des projets bétonneux, sans paysagisme, sans caractère humain, sans âme. Notre belle ville perd un à un ses atouts et ses joyaux. Il y a une sorte d’incurie et d’inculture à la Mairie qui ne conçoit les choses que dans le béton. On a déjà perdu l’îlot historique Tourigny à l’entrée de la Ville. Magog doit retrouver sa fierté et ne pas se laisser varloper comme une ville de rien, prête à se vendre pour trois sous hypothétiques et des fausses promesses.