Coventry: Casella propose sa collaboration

Par Dany Jacques
Coventry: Casella propose sa collaboration
John Casella est le président de l’entreprise exploitant le site d’enfouissement des déchets de Coventry, au Vermont. (Photo : Le Reflet du Lac - Dany Jacques)

ENVIRONNEMENT. Le président de Casella Waste Systems, l’entreprise exploitant le site d’enfouissement de déchets de Coventry, au Vermont, John Casella, tenait à offrir sa collaboration pour préserver la santé du lac Memphrémagog lundi dernier, même s’il n’avait pas été invité à la rencontre se tenant à Newport.

«Nous travaillons très fort pour trouver des solutions technologiques afin d’améliorer le traitement de notre lixiviat, plaide-t-il. Nous pensons aux deux côtés de la frontière, même si nous avons des normes plus élevées qu’au Québec. Cette province n’a même pas de normes pour contrôler l’émission de produits chimiques comme les PFAS.»

Il voit cette rencontre comme une occasion unique d’harmoniser respectueusement les besoins de tous et chacun. «Ne pointons pas inutilement du doigt des coupables, car nous sommes tous des consommateurs qui produisons des déchets», prévient-il.

John Casella précise qu’il a actuellement toutes les autorisations pour agrandir son dépotoir situé à proximité de South Bay, au lac Memphrémagog. «Nos permis ne nous autorisent cependant pas à enfouir davantage, spécifie-t-il. Nous avons plutôt plus d’espace pour stocker le même volume, mais sur une plus longue période.»

Il vit bien aussi avec le traitement de son lixiviat à l’extérieur de Newport, si l’Agence  des ressources naturelles du Vermont le décide ainsi après le présent moratoire de quatre ans. Casella se tourne d’ailleurs déjà vers Montpellier, toujours au Vermont, ainsi que vers trois autres usines d’épuration.

Le président du MCI, Robert Benoît, demeure sceptique malgré le discours du dirigeant.

«M. Casella est un homme courageux et a beaucoup d’argent, lance-t-il. Les déchets représentent une industrie très payante. Le site de Coventry fait 30 % des affaires de toute la compagnie, qui a eu un chiffre d’affaires de 700 M$ l’an dernier et sera de 1 milliard $ l’an prochain. Il dit que son entreprise étudie des options, mais ça peut étudier longtemps. Seules des décisions politiques pourront les faire bouger.»

L’affirmation de M. Casella disant que les normes sont moins élevées au Québec ont fait bondir quelques élus de la région. La mairesse de Magog, Vicki-May Hamm, et le député d’Orford, Gilles Bélanger, ont répliqué que Memphrémagog a déjà fermé un site d’enfouissement sur son territoire pour des raisons similaires.

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