La meilleure amie des animaux

Par Pierre-Olivier Girard
La meilleure amie des animaux
Marie-Michèle Desmarais partage sa passion du dessin et des animaux avec sa famille, dont ses deux filles Isabelle et Jeanne Henri. (Photo : gracieuseté)

PASSION. Ayant passé son enfance à côtoyer les animaux du Zoo de Granby, Marie-Michèle Desmarais leur rend aujourd’hui hommage à sa façon, en produisant des tableaux qui suscitent beaucoup d’intérêt.

Orthophoniste de carrière, la Magogoise d’adoption a toujours entretenu un grand intérêt pour le dessin qui remonte d’aussi loin qu’à sa tendre enfance. Il est donc tout à fait naturel que sa passion la guide encore aujourd’hui et qu’elle fasse littéralement partie de sa vie.

«Je n’ai pas d’atelier en soi, alors mon chevalet se promène partout dans la maison, à travers les jouets de mes enfants, raconte la mère de deux jeunes filles. Il arrive de recevoir des coups de crayon sur mes toiles. J’ai même dû en recommencer une. Depuis, je prends un peu plus de précautions!», lance en riant Marie-Michèle Desmarais.

Évidemment, des traits de couleur improvisés sont loin d’être en harmonie avec le style de l’artiste, qui mise au contraire sur le noir et blanc et la précision.

De plus, elle a réussi à ressortir des boules à mites un médium plus associé à une autre époque, c’est-à-dire le fusain. Une signature artistique qui s’accompagne aussi d’un processus de recherche complexe et pointu. «Pour chaque animal, je cherche à faire ressortir une personnalité distinctive, que ce soit par le regard, une posture ou un détail quelconque. Je veux cette étincelle dans chacun de mes tableaux. Ça me demande énormément de temps», soutient celle qui collabore notamment avec des photographes animaliers professionnels.

 

Des oranges au chocolat

Cet amour pour les animaux est loin d’être le fruit du hasard. Toute jeune, Marie-Michèle vivait à deux pas du Zoo de Granby, un endroit où elle se sentait presque comme à la maison. «On y allait tous les matins pour prendre notre marche. À l’époque, il y avait plus d’animaux en liberté et on pouvait les nourrir. Je me souviens que ma mère leur préparait des petites surprises, en cachant du chocolat dans des oranges. Un des éléphants nous reconnaissait et venait tout de suite nous voir. Ce contact avec les animaux a été très marquant», raconte la principale intéressée.

Aujourd’hui, son travail génère un tel engouement qu’elle y consacre deux journées à temps plein par semaine, en plus de poursuivre son métier en orthophonie. En février, ses œuvres devraient même fait leur entrée chez Simons.

Pour le moment, il est possible de les voir sur les murs du restaurant La Shop, où un vernissage a été organisé tout récemment et auquel ont pris part plus d’une centaine de personnes.

Des impressions, dans plusieurs formats, sont aussi disponibles à l’adresse suivante: lenidatelier.com

Partager cet article

LAISSER UN COMMENTAIRE

avatar
  S'abonner  
Me notifier des