Magog: un groupe conteste la valeur foncière de l’ex-Difco

Par Pierre-Olivier Girard
Magog: un groupe conteste la valeur foncière de l’ex-Difco
Un juge du Tribunal administratif du Québec pourrait hausser la valeur foncière de l’ancienne filature Difco si elle accepte les arguments du Collectif du Quartier des Tisserands. (Photo : Le Reflet du Lac/Archives - Dany Jacques)

HABITATION. Le Collectif du Quartier des Tisserands conteste l’évaluation municipale de l’ancienne filature Difco devant le Tribunal administratif du Québec. Au lieu des 200 $ pour le terrain et le bâtiment désaffecté, il vise les deux millions de dollars comme valeur foncière accordée à la propriété.

La porte-parole de ce groupe, Louise Gagné, souhaite rétablir l’équité entre les taxes payées par le voisinage et la compagnie Anahid Hospitality Management. Cette entreprise des Maritimes payait jusqu’à tout récemment 1,50 $ de taxes par année pour un terrain de 470 000 pieds carrés.

«On conteste pour aider la Ville à recevoir son dû, assure Mme Gagné. La présente situation est également injuste pour les contribuables voisins. Ça frôle l’indécence.»

Le Collectif a déposé sa requête même si l’évaluation foncière de l’ex-Difco a été récemment majorée à 93 000 $ en raison des baux de location de stationnement.

«C’est infime comme montant et très inférieur aux sommes payées par les voisins, car les nouvelles taxes n’atteignent que 1957 $ par année», ajoute-t-elle.

Dans une lettre d’opinion (cliquez ici pour la consulter), le Collectif rappelle que l’entreprise des Maritimes devrait payer plus de taxes, surtout qu’elle loue 150 espaces de stationnement pour les employés de l’hôpital magogois. «Cette location lui rapporte 24 000 $ par année depuis bientôt 4 ans, alors qu’elle ne payait que 1,50 $ de taxes par année», déplore le Collectif.

Ses membres ajoutent que même la Ville de Magog a payé 6333 $ à Anahid Hospitality Management pour des cases de stationnement pendant la construction de la caserne des pompiers.

La mairesse de Magog, Vicki-May Hamm, demeure prudente dans ses commentaires puisque le dossier se retrouve devant les tribunaux. Elle rappelle néanmoins que l’évaluation foncière ne relève pas de la Ville et qu’un ajustement a récemment été fait pour hausser la valeur de la propriété à 93 000 $.

Quant à l’évaluateur agréé associé au dossier, Jean-Pierre Cadrin, il estime juste et équitable son calcul le menant à une valeur de 93 000 $. «Il faut faire une nuance entre l’évaluation municipale et la valeur marchande, signale-t-il. Et dans ce cas-ci, l’usine est fermée depuis quelques années et l’usage industriel est maintenant prohibé. Ce sont des éléments qui vont baisser des valeurs.»

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steve
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steve

en espérant que s’il y a transaction de terrain et bâtiment que la ville ne fera pas place encore que pour les gens fortuné et ne plus avoir un accès a cet rivière ( un accès au famille et personne qui pratique la pêche sportive de plus en plus grandissant et très peu d’accès) pour faire le bonheur des millionnaire de partout sauf magog mais bon la libertés d’expression.