Pas toujours facile de donner des meubles à Magog

Par Dany Jacques
Pas toujours facile de donner des meubles à Magog
C’est avec un pincement au cœur que la famille Audet, de Magog, a donné ses meubles à un organisme de Sherbrooke. (Photo : gracieuseté)

COMMUNAUTAIRE. Une famille magogoise, qui venait de vendre la maison familiale du paternel, s’est butée à de multiples difficultés en souhaitant tout simplement donner ses meubles à des personnes dans le besoin.

«Aucune ressource n’était disposée à récupérer ces biens à la maison ni à les offrir à des personnes dans le besoin à Magog. On a dû se tourner vers un organisme de Sherbrooke», s’attriste Sylvain Audet.

Magog était le premier choix, car les parents de la famille Audet ont été longtemps impliqués dans les organismes locaux par le passé. «Ça nous a fait un pincement au cœur, car les meubles, même s’ils n’étaient plus jeunes, étaient en très bon état», ajoute M. Audet.

La famille a essuyé des refus de la Ressourcerie des Frontières, des Chevaliers de Colomb et du Comptoir familial de Magog, ce dernier ne prenant de toute façon jamais de meubles. L’organisme sherbrookois Estrie Aide ne pouvait venir collecter ces biens à Magog, mais l’Armée du Salut s’est déplacée de Sherbrooke, mais en prenant le plus beau matériel seulement.

«Même à l’écocentre de Magog, on ne pouvait donner une seconde vie aux meubles. Direct à la poubelle ou au recyclage», déplore Sylvain Audet.

Ce dernier digère mal aussi l’absence de service de la Ressourcerie des Frontières à Magog, surtout que cet organisme se déplace dans plusieurs municipalités de la MRC pour y collecter des meubles usagés. «On me facturait un taux horaire et une tarification au poids, car elle n’a plus d’entente avec la Ville de Magog. J’ai refusé de donner quelques centaines de dollars à une organisation qui va revendre les mêmes biens», lance-t-il.

À l’inverse, il comprend davantage les Chevaliers de Colomb, qui chapeautent l’organisme Le Cœur sur la main, qui n’avaient plus d’espace dans leur entrepôt pour entreposer les meubles avant de les remettre à des personnes dans le besoin.

La famille Audet souhaitait aider son prochain et donner une seconde vie aux meubles des parents. Mais avec tous ces rebondissements sur une période de 4-5 semaines, elle comprend les gens qui abandonnent leurs vieux meubles devant leur maison, et qui prennent la direction du dépotoir si personne ne les reprend.

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Gervais Morin
Invité
Gervais Morin

Je trouve dommage que l’on mette tous les organismes dans le même bateau et que l’on n’explique pas ce qu’est la ressourcerie des frontières. Cette dernière est souvent critiquer mais peu de personnes savent ce qu’est sa mission. Je crois que ça pourrait faire un bon article pour un journaliste et renseigner la population plutôt que des commentaires gratuits.

Sylvain Audet
Invité
Sylvain Audet

Monsieur, Si vous saviez le nombre d’appels et de courriels que j’ai fait à de nombreux organismes, vous seriez surpris. Je ne crois pas le journaliste avait à expliquer ce qu’est la Ressourcerie. C’est leur travail (la Ressourcerie) de se faire connaître. Pour ce qui est des commentaires gratuits, ils s’adresse à moi ou au journaliste? Sylvain Audet

Johanne Lemieux
Invité
Johanne Lemieux

Personnellement moi aussi je n’apprécie pas le fonctionnement , ayant obtenu des meubles et accessoires de toutes sortes . Ils les vendent à des prix exorbitants , que même des familles moyennes aurait peine à s’acheter !!!
Comme s’ils étaient une boutique , expliqué moi !!!