Magog: la chasse aux nids-de-poule est ouverte

Par Pierre-Olivier Girard
Magog: la chasse aux nids-de-poule est ouverte
Plusieurs rues à Magog sont devenues des «champs de mines» en raison des nids-de-poule, comme en témoigne cette photo prise sur la rue Calixa-Lavallée. (Photo : Le Reflet du Lac - Pierre-Olivier Girard)

CIRCULATION. Maintenant que la température est plus clémente, la Ville de Magog est passée en mode attaque pour réparer les nids-de-poule, qui sont particulièrement nombreux cette année sur son territoire.

Il suffit de se balader dans les rues pour constater que la situation est loin d’être banale. Des trous, parfois de dimension impressionnante, sont visibles sur les rues les plus achalandées, comme dans les quartiers résidentiels.

La directrice des travaux publics à Magog, Danielle Comeau, avoue que la situation actuelle est pire que par le passé. «Cela s’explique par la météo des derniers mois, marquée par des périodes répétées de gel et de dégel. L’ennemi numéro un de la chaussée, c’est toujours l’eau. Quand elle s’infiltre dans les fissures, ça gonfle et le pavage craque. C’est pour cette raison qu’il y a beaucoup de nids-de-poule», soutient-elle.

 

Réparer au bon moment

Même si les plaintes sont nombreuses à l’hôtel de ville, de l’aveu même de Danielle Comeau, la Municipalité devait attendre que le froid s’estompe pour procéder. Sans quoi, le travail aurait été inefficace comme l’explique la gestionnaire. «Les citoyens peuvent avoir l’impression que ça prend du temps avant qu’on agisse. Mais pour réparer des trous de manière durable, on utilise de l’asphalte tiède. Mais quand il fait trop froid, ça ne tient pas et après seulement quelques heures, le trou se forme à nouveau et tout est à recommencer. Pour une raison de coûts et d’efficacité, il fallait attendre au bon moment», ajoute-t-elle.

La réparation intensive des routes est commencée depuis le 14 mars environ. Les citoyens sont donc invités à la patience. «Il faut être tolérant envers nos employés. Le territoire est très grand et il y a à peine quelques jours, ils ramassaient encore de la neige. Tout le monde fait son possible, mais il ne faut pas oublier que notre hiver a été exceptionnel à tous les niveaux», rappelle la principale intéressée.

En ce qui concerne les coûts, Danielle Comeau est convaincue que le budget prévu pour colmater les bris apparus avec le redoux sera suffisant.

 

Des trous qui font mal au portefeuille

La présence des nids-de-poule met à rude épreuve la conduite des automobilistes, qui doivent faire preuve d’habilité pour les éviter. Toutefois, il arrive que l’inévitable se produise. Résultat: certains véhicules sont endommagés sous la force de l’impact.

Depuis novembre dernier, la Municipalité a reçu une vingtaine de réclamations pour des bris de véhicule en lien avec les nids-de-poule et les opérations de déneigement. De ce nombre, il n’a pas été possible de savoir combien ont été dédommagés.

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[…] à la voirie, M. Bilodeau sait de quoi il parle. Pour lui, le nombre record de trous cette année (voir autre texte) devrait se traduire par une urgence d’agir à la Ville. «J’en ai vu des nids-de-poule […]