Magog hausse ses amendes pour contrer la location illégale

Par Pierre-Olivier Girard
Magog hausse ses amendes pour contrer la location illégale
La Ville de Magog espère que ces nouvelles mesures dissuaderont plusieurs propriétaires à cesser la location illégale dans leur immeuble, en utilisant des plateformes en ligne comme Airbnb.

HÉBERGEMENT. La Ville de Magog prend le taureau par les cornes pour s’attaquer à la location illégale à court terme, en haussant les amendes pour les propriétaires fautifs. Toute personne qui effectue un usage non conforme dans son immeuble, notamment pour le louer à de tierces parties sur des plateformes en ligne comme Airbnb, pourrait recevoir une amende de 1000 $. En cas de récidive, l’infraction grimpe automatiquement à 2000 $. Les amendes sont deux fois plus élevées pour une personne morale (2000 $ et 4000 $), c’est-à-dire les entreprises ou organisations qui se prêteraient à ce genre d’activités. En plus de ce changement, la récente modification au règlement de zonage prévoit que la même infraction qui se continue dans le temps est dorénavant considérée comme des infractions distinctes. C’est donc dire qu’un propriétaire qui poursuit ses activités illégales, malgré un avis contraire de la Municipalité, recevra une nouvelle amende par journée de violation. Des changements qui risquent d’en faire réfléchir plusieurs selon la mairesse Vicki-May Hamm. «Après avoir fait un inventaire de la situation et être intervenus auprès des illégaux, nous avons constaté que nos amendes n’étaient vraiment pas assez élevées. Ce n’était pas très dissuasif, surtout face à ceux qui font beaucoup d’argent. Je suis convaincue que ces mesures vont aider, même si des récalcitrants, il y en aura toujours», soutient Mme Hamm. Maintenant qu’elle s’est donné les moyens, la Ville de Magog doit être en mesure d’appliquer ces nouvelles normes. À ce sujet, la première magistrate rappelle qu’une personne travaille à temps plein sur ce dossier, et ce, depuis déjà plus d’un an. «Est-ce qu’il y aurait assez d’ouvrage pour attitrer deux personnes? Sûrement, convient-elle. Mais c’est déjà beaucoup d’argent pour un seul dossier, surtout avec tous les projets à faire actuellement à la Ville.»   Des zones bientôt légalisées? Dans le cadre de la révision de son plan d’urbanisme, Magog envisage de proposer des zones sur son territoire où la location à court terme pourrait être autorisée. Des consultations publiques devraient être organisées cette année pour connaître l’opinion des citoyens à ce sujet. «À l’heure actuelle, il y a déjà des secteurs où il y a de l’hébergement illégal et personne s’en plaint. Les voisins doivent même penser que c’est légal. C’est pour cette raison que l’on croit que certains endroits seraient plus un naturel pour l’autoriser. Mais si les gens n’en veulent pas, on ne l’imposera pas à personne», conclut la politicienne. Rappelons que l’an dernier, l’Association des copains de Venise était rapidement montée aux barricades après avoir eu vent que leur quartier faisait partie des secteurs potentiellement ciblés pour la location à court terme. Une pétition de 200 avait même été déposée à l’hôtel de ville.

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Karl
Invité
Karl

Les personnes qui offrent un service de location est une action directe pour faire contribuer l’économie locale. Oui, les hôtels peuvent en souffrir. Mais combien de commerces de d’autres secteurs en bénéficient !! Qui ne voudrait pas voyager avec des coûts d’hébergement moindre ou de prolonger son séjour pour le même prix? Que les règlements comme pour le bruit ou nuissance soient respectés mais d’enrayer la location diminuera directement le bien de la région. Nommez moi une entreprise, concept ou événement qui attirent autant de personnes en une année ?? Vous n’en trouverez pas !! D’ici là, je vous souhaite… Read more »

Colette Charron
Invité
Colette Charron

Tu as bien raison, moi après deux semaines d’opération pour une chambre dans mon condo, j’ai immédiatement reçu un avis avec menace. Je trouve triste, car ce type d’hébergement convenait très bien à des étudiants et sportifs pour des compétitions etc. ou des colloques.

Sylvie Vartanian
Invité
Sylvie Vartanian

C’est tout simplement car pour de l’hébergement court terme il faut un permis, une attestation par la CITQ et payer des taxes tout comme pour les gîtes ou les hôtels. C’est normal. eux ils payent le gros prix. J’ai eu un B&B à Saint Bruno de seulement 2 chambres et j’étais totalement en règle. Et bien sûr être dans un secteur qui le permet. Oui ce sont des contraintes mais pas le choix..