Les candidats d’Orford et l’environnement

Par Dany Jacques
Les candidats d’Orford et l’environnement
Les candidats se prononcent sur la question des déchets, autant au Vermont que dans la cour de chacune des maisons.

POLITIQUE. Le thème de l’environnement a été abordé par une question portant sur les impacts possibles sur le lac Memphrémagog avec le projet d’agrandissement du site enfouissement des déchets à Coventry, lors du débat électoral de la semaine dernière. La seconde questionnait les candidats sur leur idée pour encourager davantage les gens à recycler et à composter. Voici leurs réponses. Guy Madore (PLQ): «Coventry est à surveiller, car il est situé près du lac Memphrémagog, une source d’eau potable pour 175 000 personnes. Le dossier est toutefois compliqué, mais mon rôle de député en sera un de leader, car on ne connaît pas tous les rejets dans le lac.» «Comment faire pour recycler et composter davantage? Avec de la sensibilisation et de l’éducation pour valoriser les déchets. Mais on fait déjà mieux qu’aux États-Unis.» Gilles Bélanger (CAQ): «L’eau deviendra bientôt une richesse. Il faut la protéger. Je suis contre l’agrandissement de ce site qui est une  bombe à retardement. Il faut même l’éliminer. J’irai à Ottawa défendre ce dossier, car on aura besoin du fédéral pour débarquer fort aux États-Unis.» «Il existe un problème de suremballage. On peut régler une partie du problème en encourageant notamment les marchés publics et en misant sur l’approvisionnement local, plutôt que d’acheter des aliments en provenance de l’étranger.» Maxime Leclerc (PQ): «On a manqué de leadership dans le dossier de Coventry, car il traîne en longueur depuis 2003-2004, c’était dans le temps de Jean Charest. Les déchets ont augmenté depuis. Mais le dossier est plus compliqué à régler que de débarquer avec des bottes et chapeaux de cowboy. Ça va prendre de la diplomatie.» «Les libéraux n’ont pas aidé pour atteindre ces objectifs de valorisation des déchets, car ils ont réduit le budget de l’environnement de 166 à 161 millions de dollars.» Stéphanie Desmeules (Parti vert): «On partage tous les mêmes préoccupations. Mais il y a une plus profonde réflexion à faire, car les causes de dégradation du lac Memphrémagog sont l’agriculture, l’urbanisation et le déboisement. Nous ne sommes pas pris avec un problème de pollution, nous sommes la pollution.» «Les consommateurs doivent d’abord consommer plus intelligemment en réduisant l’emballage et les plastiques. Le recyclage n’est pas l’unique solution. Encourageons le zéro déchet dans chaque foyer. Ça prend des mesures plus encadrantes, pour intégrer aussi les commerçants.» NDLR :Ces commentaires ont été recueillis lors du débat du 17 septembre organisé par la Chambre de commerce et d’industrie Magog-Orford. La représentante de Québec solidaire, Annabelle Lalumière-Ting, était absente.  

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Nathalie Bélanger
Invité
Nathalie Bélanger

Oui nous subissons un sérieux problème de la part de nos voisins américains mais le ménage commence d’abord dans notre propre cour. Il serait primordial que toutes les municipalités autour de notre magnifique Memphrémagog aient la volonté de faire appliquer le règlement du ministère de l’environnement concernant le traitement des eaux usées domestique. Il y a encore trop de déversements dans le lac qui viennent de système désuets. Il y a un système de deux poids deux mesures qui perdure depuis trop longtemps. Or il n’y a pas de « droit acquis « en matière d’environnement. De la part d’une riveraine depuis… Read more »