D’autres annonces et des millions en ce blitz de fin de campagne électorale

Par Dany Jacques
D’autres annonces et des millions en ce blitz de fin de campagne électorale
Stéphanie Desmeules (PVQ), Guy Madore (PLQ), Gilles Bélanger (CAQ) et Maxime Leclerc (PQ) figurent parmi les candidats dans Orford.

ÉLECTIONS. Comme leur chef respectif, les candidats électoraux de la circonscription électorale d’Orford ont profité du blitz de campagne pour dévoiler d’autres engagements. Le candidat de la Coalition Avenir Québec, Gilles Bélanger, se commet pour attirer l’investissement d’un gouvernement de la CAQ à hauteur de deux millions de dollars sur quatre ans pour Magog Technopole, afin d’attirer et favoriser les entreprises à se développer. M. Bélanger annonce que son gouvernement, s’il accède au pouvoir le 1er octobre, accordera une garantie de prêt de 2,7 M $ à la société magogoise IceWorks Animation. Par l’intermédiaire d’Investissement Québec, cette somme permettrait d’appuyer la production du dessin animé Amos Daragon et son producteur Sylvain Viau. «Les libéraux avaient refusé une aide financière similaire en 2017. Nous, on encouragera le maintien pendant encore quelques années de ces 80 emplois, tout en contribuant au rayonnement international de l’œuvre de Bryan Perro», ajoute M. Bélanger. Le candidat caquiste entend aussi stimuler la création en région d’un secteur en forte croissance, soit l’intelligence artificielle. «C’est malheureusement les grandes villes comme Montréal qui prennent la pole position dans ce domaine au Québec. En région, et plus particulièrement à Magog, nous possédons pourtant tout le talent pour nous tailler une place d’importance, insiste-t-il. Je veux travailler avec le local pour faire de l’Estrie une plaque tournante régionale (corridor Bromont-Mégantic) où les jeunes et les familles vont vouloir s’y établir et trouver des métiers de qualité et d’avenir.» Guy Madore La candidat du Parti libéral du Québec (PLQ), Guy Madore, profite du dernier droit de campagne pour parler environnement. Il rappelle ses préoccupations à l’endroit de l’avenir du site d’enfouissement des déchets de Coventry, au Vermont. Il est notamment renversé par le fait que l’eau traitée par l’usine d’épuration de Newport, à deux pas de Coventry et du lac Memphrémagog, n’est pas analysée. Il s’engage à collaborer avec tous les acteurs pour surveiller ce dossier de près, surtout que ces installations n’ont pas ce qu’il faut pour traiter adéquatement le lixiviat qui renferme plus de 80 000 produits chimiques, selon lui. Guy Madore avoue que cette partie ne sera cependant pas facile, car ce débat se passe au sud de la frontière canado-américaine. À l’inverse, il se propose de jouer un rôle actif, si les électeurs lui font confiance lundi prochain (1er octobre), pour contrer d’autres menaces environnementales des cours d’eau, comme la prolifération des moules zébrées, les espèces envahissantes et les accumulations de sédiments. Au sujet des sédiments, il s’engage à solutionner le problème du ruisseau Castle à court et long terme. «Il faut retirer des sédiments, mais il faut trouver des solutions pour éviter de refaire cet exercice annuellement», prévient-il. Il invite ses concitoyens à se mobiliser par de petits gestes pour donner un coup de pouce à l’environnement, mais aussi pour convaincre les gouvernements à faire leur part à plus grande échelle. À cet effet, il entend mettre sur pied un feuillet, tenant lieu de «pense-bête», rappelant des conseils simples et pratiques. Autres candidats, autres engagements Le candidat péquiste, Maxime Leclerc, souligne qu’un gouvernement du Parti québécois ne privatisera pas la Société des alcools du Québec (SAQ), contrairement aux intentions de quelques partis politiques. Il préfère que les profits de la SAQ (bénéfice net de plus d’un milliard $ par année versé à l’État) financent des services publics tout en offrant des prix compétitifs. Stéphanie Desmeules, du Parti vert du Québec, a rappelé son affection pour la protection de l’environnement, mais sur une note humoristique. Elle a admis faire partie d’un puissant lobby dont le nom est Dame nature. «Il s’agit d’une entreprise résiliente, mais si puissante, que lorsque des décideurs politiques refusent de défendre ses intérêts, elle cause des inondations, des sécheresses, des famines et des cataclysmes partout dans le monde», prévient-elle. Pour la candidate de Québec Solidaire, Annabelle Lalumière-Ting, son dernier engagement est celui de sa formation qui veut donner priorité aux services de première ligne en santé en créant des CLSC ouverts 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.    

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