Vicki-May Hamm dévoile sa liste d’épicerie aux candidats dans Orford

Par Dany Jacques
Vicki-May Hamm dévoile sa liste d’épicerie aux candidats dans Orford
La mairesse de Magog, Vicki-May Hamm, veut trouver un dénouement avant la fin de son mandat concernant la conversion de l'ancienne Dominion Textile. (Photo : (Photo Le Reflet du Lac - Archives/Pierre-Olivier Girard))

POLITIQUE. La mairesse de Magog, Vicki-May Hamm, profite de la présente campagne électorale pour dévoiler les besoins et les attentes de son conseil auprès des candidats aspirant au poste de député du comté d’Orford. Le financement du projet d’aréna à deux glaces à La Ruche figure parmi ces demandes. Magog souhaite que ce dossier devienne prioritaire lorsque le nouveau programme de subvention sera lancé. Le conseil réclame aussi de nouveaux critères pour faciliter le financement d’une nouvelle usine d’épuration à Omerville, car l’actuelle ne répond plus aux normes et freine le développement immobilier du secteur. S’ajoutent l’aide du gouvernement pour améliorer la fluidité de la circulation à la sortie 118, de l’autoroute 10, par un réaménagement des bretelles d’accès. «Nous demandons la collaboration et des investissements du ministère des Transports pour modifier la configuration de cette sortie d’autoroute, près du St-Hubert, qui est une des entrées principales de notre ville», ajoute Mme Hamm. La Ville de Magog dépose une demande particulière quant à son statut de ville récréotouristique. Selon Mme Hamm, aucune contribution financière n’est accordée pour compenser l’utilisation accrue des infrastructures pendant la saison touristique. «Le conseil municipal souhaite qu’une subvention soit accordée aux villes classées récréotouristiques puisqu’elles ne retirent aucun revenu direct de cet achalandage et qu’elles doivent débourser pour maintenir des infrastructures adéquates, dit-elle. Le conseil désire surtout que les municipalités détenant ce statut ne soient pas pénalisées, par exemple, sur leur performance au niveau des matières résiduelles.» Demandes provinciales et canadiennes Quelques autres demandes figurent parmi les revendications des regroupements des municipalités québécoises et canadiennes. Par exemple, le transfert de 1% de la TVQ aux municipalités comme les chefs de tous les partis politiques se sont engagés à faire. «Nous souhaitons que cette promesse soit tenue», demande-t-elle. Par ailleurs, la Ville de Magog, ainsi que toutes les municipalités québécoises, réclament le paiement des taxes foncières des immeubles gouvernementaux qui bénéficient d’exemptions (hôpitaux, écoles, etc.) ainsi que le plein remboursement de la taxe de vente du Québec payée par les municipalités. Mme Hamm rappelle l’importance de cette demande même si elle ne peut chiffrer la somme que Magog pourrait obtenir si Québec commence à payer ses taxes municipales sur des bâtiments comme les écoles et les hôpitaux. «Ce sont pourtant de grands consommateurs de services municipaux, comme l’eau et les déchets, mais le propriétaire de ces établissements ne paie pas de taxes, déplore-t-elle. Imaginez un contribuable qui ne paie pas ses taxes.» La première magistrate invite aussi le gouvernement à se manifester au sujet des redevances sur le cannabis, surtout que la consommation de cette drogue sera permise dès le 17 octobre. «Le gouvernement s’est engagé à fournir des redevances aux municipalités en lien avec la vente de cannabis. Nous voulons nous assurer que ces engagements seront respectés», insiste-t-elle. Ces demandes deviennent de plus en plus pertinentes, aux dires de Mme Hamm, depuis l’adoption du projet de loi 122 en juin 2017, ce qui a donné une plus grande autonomie aux municipalités. «Cependant, le déséquilibre fiscal est toujours d’actualité puisque les revenus des municipalités proviennent très majoritairement de la taxation foncière,», conclut-elle.

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