Eastman traînée en cour par son ancienne directrice générale

Par Pierre-Olivier Girard
Eastman traînée en cour par son ancienne directrice générale

JUSTICE. Une ex-directrice générale à la Municipalité d’Eastman a traîné en justice son ancien employeur, sans toutefois réussir à se faire rembourser des travaux qu’elle a réalisés à la suite de la fermeture d’une rue.

Caroline Rioux venait de quitter son emploi à la Ville, qu’elle occupait depuis 2010, lorsqu’elle a déposé sa demande de réclamation devant les tribunaux en janvier 2017. La femme espérait obtenir tout près de 5000 $, soit l’équivalent des frais de relocalisation de l’entrée de sa propriété.

Ces travaux ont été réalisés à la suite de la fermeture d’une partie du chemin des Perches à la circulation automobile. Une décision qui a été prise à la demande de neuf résidants du secteur, qui ont déposé une pétition en mars 2015. Parmi eux, il y avait pourtant le nom de l’autre copropriétaire de la propriété en litige, Maryse Richard.

En bloquant cet accès, l’entrée de la propriété de Mme Rioux ne donnait plus sur le chemin des Perches, mais bien sur un chemin privé débouchant sur le chemin de la Bourgade. La résidante a donc fait construire un nouvel accès sur le chemin des Perches, et ce, tout en tenant la Municipalité responsable de cette situation.

Toutefois, le juge Martin Tétreault de la Cour du Québec, Division des petites créances, en est venu à la conclusion qu’Eastman n’avait commis aucune faute. Dans son jugement, le magistrat soutient que l’aménagement d’une nouvelle entrée charretière n’était pas «essentiel». De plus, il rappelle que la fermeture de la rue a été faite à la demande des résidants, incluant Mme Richard, qui est copropriétaire de la propriété avec Mme Rioux.

Cette dernière, à titre de DG de la Municipalité, avait même reçu un avis juridique en mai 2016 confirmant la légitimité de cette décision.

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