Une autre usine ferme à Magog, à la manière de GDX

Par Dany Jacques
Une autre usine ferme à Magog, à la manière de GDX
L'ancienne usine connue sous le nom de Thona disparaîtra du décor industriel en juin prochain. (photo : Vincent Cliche)

Une autre usine fermera dans le parc industriel de Magog dès le 26 juin prochain, ce qui entraînera la perte d’emploi pour une quarantaine de travailleurs.

Cette entreprise, précédemment connue sous Thona, portait le nom de Hexpol Compounding depuis moins d’un an. L’usine est située à l’angle de la rue Pierre-Péladeau et du boulevard Industriel.

Estomaqué et encore sous le choc, le Syndicat des Métallos a appris la mauvaise nouvelle le jeudi 12 mars. Le porte-parole des Métallos, Martin Courville, n’avait pourtant décelé aucun signal d’alarme. «On était pourtant l’unique usine rentable parmi les quatre nord-américaines appartenant à cette compagnie suédoise. On ne faisait pas une fortune, mais on faisait quand même un peu d’argent. De plus, le coût de la main-d’œuvre ne représentait que 10 % du chiffre d’affaires, ce qui est très peu, surtout avec un taux horaire de 20 $», insiste-t-il.

Martin Courville déplore le processus menant à cette mauvaise nouvelle. «On m’a appelé la veille pour me dire que la compagnie voulait fait une grosse annonce, mais le directeur général disait ne pas savoir quoi. C’est un peu tordu», déplore-t-il.

De plus, Martin Courville compare cette fermeture à celle de GDX, avec la présence du même directeur général, en l’occurrence Daniel Low. «À son arrivée, il y a environ huit mois, il nous disait qu’il souhaitant relancer l’usine sans réduire le personnel et sans jouer dans la convention collective. Plus il le répétait, moins je le croyais. Un moment donné, il a commencé à proposer de vagues concessions sur la convention collective. Tout comme chez GDX», dit-il.

Hexpol Compounding produit des mélanges de caoutchouc pour l’industriel automobile et le câblage électrique pour les marchés canadien et américain. Entre 90 et 100 personnes y ont déjà travaillé, mais le nombre de travailleurs présents dans l’usine magogoise ne s’élevait qu’à une vingtaine la semaine dernière. On parle de 40 mises à pied, car il s’agit du nombre de personnes toujours en lien d’emploi avec l’entreprise.

Sur leur site Internet, le groupe Hexol, qui emploie 2200 personnes dans neuf pays, écrit que ces mesures lui permettront d’économiser par année environ 1,6 % de son chiffre d’affaires.

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