Un changement de cap à 60 ans pour le nouveau député Gilles Bélanger

Un changement de cap à 60 ans pour le nouveau député Gilles Bélanger

Gilles Bélanger est convaincu que lui et sa formation politique (CAQ) livreront la marchandise.

Crédit photo : (Photo Le Reflet du Lac - Dany Jacques)

POLITIQUE. Fraîchement élu député d’Orford sous la bannière de la Coalition avenir Québec (CAQ), Gilles Bélanger entreprend ce nouveau défi avec enthousiasme, même si cette étape représente un radical changement de carrière pour cet homme de 60 ans ayant principalement œuvré dans les affaires pendant toute sa carrière.

M. Bélanger veut faire mentir ceux qui ne le voyaient pas occuper ce siège, autant pour les responsabilités associées à cette fonction dans le comté qu’au Parlement à Québec. «J’ai beaucoup réfléchi avant de faire le saut en politique, avoue-t-il. J’aurais pu faire d’autres projets commerciaux ou faire du sport. Toutefois, j’ai préféré rendre service à la communauté avec mes compétences, mais de l’autre côté de la médaille. Je crois sincèrement que j’aurai ainsi plus de moyens et d’outils pour que les dossiers progressent plus rapidement, tout en mettant en place ma vision des régions.»

Son intérêt pour les régions revient constamment dans sa première entrevue à titre de député. Il est convaincu qu’Orford possède déjà l’expertise pour créer des emplois stimulants. «Les régions ont été trop négligées au profit de Montréal en termes d’investissements et de développement. J’ai été frustré de voir comment certains dossiers ont été traités. Il faut effectuer un revirement de situation pour attirer les familles et les talents qui souhaitent fuir les désavantages d’une grande ville. Pour ce faire, il faut créer des emplois de qualité et bien rémunérés. Il faut donc investir pour créer des emplois, un peu comme avec Magog Technopole», insiste-t-il.

Sa vision régionale s’accompagne aussi d’un souci associé au développement durable. Il dit avoir déjà tendu la perche à la candidate du Parti vert dans Orford, Stéphanie Desmeules, pour travailler quelques dossiers à saveur environnementale. «La CAQ n’a peut-être pas suffisamment considéré l’environnement dans ses engagements. On n’était pas préparé en conséquence, mais j’entends faire ma part dans le comté. On doit maintenant livrer la marchandise», image-t-il.

Transformer le Mont-Orford en destination internationale

Il assure que ce souci environnemental sera maintenu dans son souhait de transformer le Mont-Orford en destination internationale. De concert avec les municipalités environnantes et des gens d’affaires concernés, il entend développer la périphérie du parc national du Mont-Orford, sans toucher aux actuelles limites territoriales.

Il aimerait jouer un rôle similaire à celui effectué à Owl’s Head pour mobiliser les troupes et dénicher du financement. «Je ne veux pas concurrencer cette station du Canton de Potton. Il faut développer Orford en complémentarité avec des activités différentes, des hôtels originaux comme dans les Chics-Chocs ou une remontée mécanique du côté d’Eastman», suggère-t-il.

L’amélioration des écoles, le financement du complexe à deux glaces à La Ruche et la préservation des soins de santé figurent parmi ses autres dossiers prioritaires.

Quant à la possibilité d’obtenir des responsabilités à Québec, Gilles Bélanger laisse la décision entre les mains du premier ministre François Legault. «Je n’ai pas d’attente pour devenir ministre, mais j’aimerais jouer des rôles importants dans certains dossiers provinciaux ou siéger sur des commissions parlementaires, tout en m’occupant du comté avec un bureau au centre-ville de Magog», mentionne-t-il.

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