Une «bonne vivante» transformée en championne de fitness

Une «bonne vivante» transformée en championne de fitness

Sonya Bergeron et son entraîneur Marc Nadeau avaient toutes les raisons de se réjouir au terme de la compétition d'Ottawa.

Crédit photo : gracieuseté

DISCIPLINE. Lorsque Sonya Bergeron s’est mise en tête de participer à une compétition de fitness, elle savait qu’elle devrait faire des sacrifices et, surtout, mettre de côté certaines mauvaises habitudes. Mais le jeu en valait la chandelle, si l’on se fie aux résultats obtenus lors du Championnat CPA Ottawa, le 3 novembre dernier.

À sa première expérience dans une épreuve du genre, la Magogoise de 41 ans a répondu aux attentes – et même plus – en remportant le concours de figures dans trois classes, en plus de terminer deuxième au concours de physique. Sa performance la rend maintenant éligible à participer à un championnat canadien.

Pour une femme dont le seul exercice consistait autrefois à «prendre une marche avec son chien», c’est un exploit digne de mention.

Considérée comme une «bonne vivante», Sonya Bergeron a impressionné son entourage au cours des derniers mois, alors qu’elle s’est soumise à un mode de vie extrêmement discipliné, changeant complètement son alimentation et visitant le gym cinq à six fois chaque semaine.

Outre son physique, qui s’est sculpté en mode athlétique, c’est principalement son état mental qui a fait la différence. «J’avais décidé de m’offrir un cadeau pour mes 40 ans, celui d’être en santé et de changer mon corps. J’avais un surplus de poids et une petite bedaine de bière dont je voulais me débarrasser», raconte-t-elle sur un ton amusé.

«Mes entraîneurs m’ont fait réaliser que je mangeais mal et que je prenais un peu trop de «Budweiser», précise-t-elle en riant.

Un suivi rigoureux

Profitant d’une vaste expérience dans ce genre de compétitions, les entraîneurs Marc Nadeau et Brigitte Daneau reconnaissent avoir effectué un suivi très serré auprès de leur protégée. «On lui demandait de tout noter ce qu’elle mangeait. Et elle a été très sérieuse dans sa préparation», vante Mme Daneau.

«Quand on décide de se préparer pour une telle compétition (culturisme, fitness ou autre), on entre dans un processus très rigoureux. Par contre, on s’est assuré que son régime soit vivable et qu’elle y aille de façon graduelle. C’était important qu’elle ait du plaisir le jour de la compétition et qu’elle ne pense pas seulement à la faim qui la tenaille», ajoute M. Nadeau, tout aussi heureux des résultats que la gagnante elle-même.

«Ça prend une athlète qui est très motivée, poursuit Brigitte Daneau. Non seulement, elle doit changer ses habitudes de vie, mais elle doit aussi prévoir autour de 1500 $ pour une journée de compétition, notamment pour le maillot, le maquillage et les autres soins.»

Serveuse au restaurant Chez Papie depuis quelques années, Sonya Bergeron se réjouit d’avoir été aidée par quelques proches et clients. «Il y en a plusieurs qui étaient au courant de ma démarche et qui ont voulu me donner un petit coup de pouce. C’est beaucoup d’efforts pour parader moins de deux minutes sur scène, mais ça en valait la peine», conclut-elle avec le sentiment du devoir accompli.

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