Un BAPE pour sceller le sort d’Orford?

Par Dany Jacques

L’environnementaliste Raymond Cloutier initie un mouvement qui réclame la tenue d’une audience publique du BAPE sur les impacts de la réintégration des 459 hectares de terrains soustraits du Parc national du Mont-Orford, en mars 2006.

Quelques élus et hommes d’affaires souhaitant la fin de la saga d’Orford assistaient au point de presse d’hier (7 novembre). Leurs objectifs consistent à démontrer qu’il est inutile de réintégrer ces terres à l’intérieur du Parc, tel que souhaité par plusieurs.

Photos à l’appui, Raymond Cloutier a énuméré une série d’affronts sur ces terres abritant actuellement le domaine skiable et le club de golf. Arbres mourants autour des canons à neige, érosion au pied des pentes et le dynamitage de 36 000 tonnes de roches au sommet du mont Giroux ne représentent pas des exemples de protection d’écosystème à ses yeux. «Laissons tomber ces 459 hectares pour faciliter la vie des promoteurs et applaudissons l’agrandissement au nord du parc», lance-t-il.

M. Cloutier demande à Québec de présenter des audiences publiques pour démontrer clairement que ces 459 hectares ne respectent aucunement les normes établies par l’Union internationale pour la conservation de la nature. «On acceptera un verdict différent, mais on aura au moins l’heure juste à temps pour l’échéance de mai 2009 fixée par Québec», estime-t-il.

Jacques Lemieux, un formateur de ski de longue date au Mont-Orford, rappelle aussi l’urgence et l’importance de sceller le sort de cette question. Il dit avoir présenté un plan de relance à des investisseurs comme Vertendre, la Coop Mont-Orford, Mont Ste-Anne, Bromont et du Massif de la Petite-Rivière-Saint-François, dans Charlevoix. «J’ai notamment rencontré MM. Désourdy et Gauthier. Ils disent tous attendre le retrait officiel des 459 hectares, ainsi que la fin des travaux du Comité de parrainage du Mont-Orford, avant d’étudier la possibilité d’y investir de l’argent. Ces gens d’affaires ne veulent pas être contrôlés et n’aiment pas avoir les mains liées. Une chose est certaine, ils ne s’intéresseront même pas à la relance d’Orford avec la réintégration de ces terres», prévient M. Lemieux.

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