Moins de membres dans les clubs de golf de l’Estrie

Par superadmin
Moins de membres dans les clubs de golf de l’Estrie
Selon Jérôme Blais

RELÈVE. Même si l’Estrie est reconnue pour le prix très abordable d’une carte de membre de golf, plusieurs clubs de la région doivent absorber une baisse du nombre de leurs membres depuis quelques années.

Si le nombre de membres diminue, peut-on en déduire alors qu’il y a maintenant trop de clubs de golf en Estrie ? «C’est claire qu’il y a trop de clubs de golf en Estrie. En tout cas, il y en a trop par rapport au nombre de golfeurs que nous avons. Certains clubs tirent de la patte, c’est certain», estime Guy Faucher, professionnel en titre du Club de golf de Milby.

Bien que le nombre de membres n’est plus ce qu’il était à Milby, le nombre de rondes de golf disputées à chaque année demeure cependant le même. Au début des années 1990, Milby regroupait plus de 500 membres alors qu’il se situe aujourd’hui à 275.

«Mais nous avons beaucoup de visiteurs qui viennent jouer quelques rondes par année, de sorte que le nombre de rondes de golf continue de tourner autour de 32 000 par année», signale Guy Faucher.

Selon lui, les joueurs de golf ne sont plus animés du même sentiment d’appartenance que par le passé. «En fait, dit-il, ça va un peu avec l’offre qui est désormais tellement multiple. Beaucoup de gens préfèrent se promener d’un club à l’autre pour avoir des défis différents.»

Au Club de golf Milby, on consacre cependant des efforts à assurer la relève. « Chez les jeunes, au Québec, on peut encore miser sur une bonne élite, mais on n’a pas la masse. Le nombre de jeunes sur les terrains de golf est beaucoup moins important que par le passé. Ici à Milby, on tente d’organiser des événements pour les juniors, c’est une bonne façon de les intéresser», de confier M. Faucher.

De belles compétitions ont d’ailleurs eu lieu à Milby ces dernières années. Pensons aux Jeux du Canada, en 2013, et au Championnat canadien senior féminin en 2014. En septembre prochain, les meilleurs éléments du milieu universitaire se donneront rendez-vous.

Moins bonnes années

Enseignant au Club de golf de Venise, Jérôme Blais reconnaît que le golf vit des heures un peu plus sombres au Québec et l’Estrie n’y échappe pas. «Ce ne sont pas les meilleures années du golf chez-nous, c’est sûr, confesse le professionnel. De là à dire qu’il y a trop de clubs en Estrie, je ne pense pas. Du moins, je préfère encore dire qu’il n’y a pas assez de joueurs pour remplir les terrains.»

Selon lui, c’est le mode de vie des gens qui a changé. «Dans beaucoup de cas, les activités familiales ont pris le dessus. Le vélo est extrêmement populaire et le camping attire son lot d’adeptes. Il en reste moins pour le golf. Ce n’est pas tout le monde qui peut s’absenter durant cinq heures pour jouer un 18 trous», d’émettre Jérôme Blais.

Questionné à savoir si le coût exigé pour jouer est la raison qui pourrait expliquer cette baisse du nombre de joueurs de golf, Jérôme Blais a sa réponse toute prête. «En tout cas, dit-il, c’est en Estrie que ça coûte le moins cher pour jouer.»

Guy Faucher abonde dans le même sens. « À comparer avec la région de Montréal, ça coûte vraiment pas cher pour pratiquer cette discipline. Chez nous, il en coûte 1 600 $ pour une carte de membre alors que pour un terrain similaire à Montréal, il en coûte entre 4000 $ et 5000 $», assure le pro de Milby.

Et le bas prix des cartes de membres, jurent-ils tous les deux, n’a rien à voir avec la qualité des terrains. «Il y a des clubs ici en Estrie qui font des petits miracles avec des petits budgets, c’est réconfortant de voir ça», ajoute Jérôme Blais.

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